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08/10/2014

CONTES ET RECITS DES ARTS MARTIAUX

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Yang Luchan (1799-1872 )

 

Le voleur de Connaissance



Né au début du XIX°siècle dans une famille paysanne du Ho-Pei, le jeune Yang Lu Chan n'avait qu'une passion : le Chuan-Shu, l'Art du poing. Ayant fréquenté assidûment dès son enfance les écoles d'Arts Martiaux de sa province, il avait atteint très tôt le rang d'un expert réputé. Mais les styles qu'il avait pratiqués jusque-là ne le satisfaisaient pas. Il avait conscience que, depuis la destruction du monastère de Shaolin, l'Art du poing avait lentement dégénéré en une méthode de combat qui faisait une trop grande place aux recettes techniques et à la force musculaire. Malgré ses recherches dans tous les recoins du Ho-Pei, il ne parvenait pas à y découvrir un Maître susceptible de lui enseigner un Art plus profond qui déboucherait sur la voie de l'harmonie. Son désespoir prit fin quand il entendit parler du Tai Chi Chuan, Art qui commençait à se populariser dans une autre province : le Honan.
Abandonnant ses parents et amis, Yang entreprit un voyage à pied de plus de 800 kilomètres pour se rendre dans la patrie de l'Art qu'il désirait étudier. Dès qu'il le put, il se fit admettre dans les milieux fermés des pratiquants de Tai Chi. Au cours des conversations qu'il eut avec ceux-ci, un nom revenait souvent à ses oreilles : celui du Maître Chen Chang Hsiang. Cet homme passait pour celui qui, à l'époque, avait le plus haut "Kung fu", c'est-à-dire la plus grande expérience. Mais, hélas, le Maître Chen enseignait exclusivement aux membres de sa famille, dans le plus grand secret.

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Ch'en Chang-hsing (1771–1853)

 


Yang pensa qu'après un si long voyage, il méritait d'étudier avec le meilleur. Adroitement, il réussit à se faire engager dans la famille Chen comme serviteur. Chaque jour, il se débrouillait pour épier en cachette l'entraînement familial sous la conduite du patriarche. Soigneusement dissimulé, il observait attentivement les mouvements, il buvait les paroles et conseils du Maître. Pendant une partie de la nuit, quand tout le monde dormait, il s’exerçait à refaire ce qu'il avait vu dans la journée et à polir inlassablement les enchaînements qu'il avait appris les jours précédents.
Son espionnage se poursuivit plusieurs mois sans éveiller de soupçon... jusqu'au jour où il fut pris en flagrant délit. Aussitôt conduit devant le Maître Chen, il s'attendait au pire. Le vieil homme paraissait en effet fort mécontent et le ton de sa voix trahissait une certaine irritation :
- "Eh bien, jeune homme, il semble que vous ayez abusé de notre confiance. Vous vous êtes introduit ici dans le seul but d'espionner notre enseignement, n'est-ce-pas?"
- "Effectivement", avoua Yang.
- "Je ne sais pas encore ce que nous allons faire de vous. En attendant, je serais curieux de voir ce que vous avez pu apprendre dans de telles conditions. Pouvez-vous me faire une démonstration?"
Yang exécuta alors un enchaînement avec une concentration et une fluidité telles que le vieux Chen fut profondément bouleversé de voir un reflet si fidèle de son Art. Il se garda bien de manifester son émotion et resta silencieux un long moment avant de déclarer :
- "Ce serait idiot de vous laisser partir avec le peu que vous connaissez. Vous risqueriez de ternir la réputation de notre famille en montrant notre Art de façon incomplète. Le mieux serait que vous restiez ici le temps de terminer votre apprentissage et, cette fois, sous ma direction !"
Demeurant encore de nombreuses années dans la famille Chen, Yang intégra de plus en plus profondément l'Art suprême du Tai Chi. Ce n'est qu'après avoir reçu la bénédiction de son vieux Maître qu'il repartit dans sa province natale.

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A Pékin, où il décida de s'installer pour enseigner son Art, on ne tarda pas à l'appeler 'l'insurpassable Yang". En effet, bien que souvent défié par d'autres professeurs ou par de jeunes champions, il ne fut jamais vaincu. Ses combats contribuèrent à renforcer la réputation du Tai Chi Chuan, d'autant plus qu'il parvenait à neutraliser ses adversaires sans jamais les blesser.

 

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Transmission de Chen Changxing à Maître Yang Luchan ,

  Village de Chen, Chine,

 

07/10/2014

AZIZ BELHASSANE

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Né à Rabat en 1956, Aziz Belhassane débute l'Aïkido en 1966, à l'âge de 10 ans. Il pratique de 10 à 18 ans au Maroc, en suivant les stages de Nakazono Senseï et de Tamura Senseï qui venaient une fois par an. Il suit par la suite les cours et stages de nombreux professeurs japonais et plus particulièrement de TAMURA Senseï qui marquera son enseignement de façon majeure. Il partit donc en France afin de pratiquer sa passion et suivre les Maîtres présents.Puis il alla en Belgique où il ouvrit son premier club en 1985 et étudia avec Maître Sugano.

Pour lui, la pratique est la seule voie permettant d'éclairer le chemin de l’Aïkido.

Aziz BELHASSANE est Shihan et 6ème Dan Aïkikaï.

Fondateur du Kiryoku Aïki Dojo.

Il est également titulaire des diplômes FUKU SHIDOIN, SHIDOIN et diplômé enseignant international par le défunt TAMURA Senseï 8ème Dan représentant de l'Aïkikaï de Tokyo (centre mondial de l'Aïkido), chargé de mission pour l'enseignement de l'Aïkido en Europe.

Seul enseignant professionnel en Belgique, Aziz Belhassane organise des stages nationaux et donne des cours dans les établissements suivants :

    Centre sportif de la forêt de Soignes, Centre sportif de l'OTAN, Siège de l'ING, International School of Brussels, Brussels American School, St John's International School - Waterloo...

Interview de Aziz Belhassane Shihan

sur http://togishidojo.com

cliquer sur la photo ci-dessous pour accéder

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Stage d'Aïkido de Aziz Belhassane Shihan. Kiryoku Aïki Dojo


 

Aziz Belhassane Sensei - Sugano Shihan Memorial Summer School 2011


 

Démonstration Aïkido. Aziz Belhassane


 

Source :  http://www.kiryoku.be

05/10/2014

EXTENSION DU KI

 

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VOICI QUELQUES VIDÉOS DE MAITRES DE TAI CHI ET WUSHU CHINOIS MONTRANT LA PUISSANCE DU KI SI CELUI CI EST BIEN CANALISE ET CENTRE.

 

Ba Gua Zhang  projection (94 years old master)

Le Ba gua zhang ou « paume des huit trigrammes » est l’un des styles traditionnels des Arts Martiaux chinois internes.


 

 

 UN AUTRE TRAVAIL DE  Maître Leung Daiyau PRATIQUANT LE Hung Kuen, MAITRISE DE L’ÉNERGIE INTERNE 90 ans et pourtant l’énergie, le délié, la souplesse.

Le Hung Kuen ou le Hung Gar est une forme de Kung Fu de Shaolin.

90 year old Hung Kuen Master Leung Daiyau performs the Snake guiding the crane

 


 

Tai chi Chuan GRANDMASTER HUANG SHENG SHYAN push hands


04/10/2014

TAKAKO KUNIGOSHI

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Takako Kunigoshi c. 1995

Takako KUNIGOSHI est née le 25 juin 1911 à Takamatsu, sur l'île de Shikoku au Japon.
En janvier 1933, souhaitant étudier la danse Kembu du sabre, elle demande l’autorisation à son père, un soldat, d’aller au Dojo de Wakamatsu-cho de Tokyo. A son arrivée, on lui indique qu’on n’y pratique pas le Kembu mais l’Aïkido. Elle participe quand même au cours et est immédiatement conquise.
Elle n'a pas de lettre d'introduction, mais est acceptée quand même.
Elle entre au Kobukan Dojo juste avant de recevoir son diplôme de l’Université Féminine des Beaux-Arts du Japon.

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Elle pratiqua tous les jours de la semaine, au cours de 6h30, avant d'aller à ses cours des Beaux-Arts. Souvent, elle faisait le chemin avec Kenzo Futaki, un professeur de l'alimentation macrobiotique à base de riz brun.
L'Aïkido était peu connu à l'époque, il y avait environ six ou sept uchi-deshi qui vivaient et dormaient dans le Dojo et probablement  ​​le même nombre de personnes qui venaient de leur domicile à l'extérieur, selon les souvenirs de Takako Kunigoshi. Il y avait Maître Yonekawa, Maître Shirata, Maître Funahashi et  Maître Yukawa, entre autres... Maître Tomiki aussi.
A cette époque, il n’y a que deux élèves féminines parmi les étudiants, elle et Mlle Kazuko SEKIGUCHI. Au moment des
séances, les deux femmes sont obligées de se changer dans un espace extrêmement restreint.
Comme elle le dit dans son entretien avec Stanley Pranin du 26 août 1981, à son domicile dans le quartier Ikebukuro de Tokyo : "Ueshiba Senseï ne nous a jamais fait sentir différentes en changeant les choses parce que nous étions des femmes".
Durant la pratique, Morihei Ueshiba n'expliquait pas, mais parlait de sujets spirituels dont le sens échappait à tout le monde.
Chaque jour, juste après la pratique, elle essayait de se mémoriser les techniques en griffonnant des esquisses sur son papier. Puis cela prit plus d'importance et, aidée de Shigemi  Yonekawa, Kenji Tomiki et Kaoru Funahashi qui prenaient les postures quelques secondes, le temps de voler l'instant particulier, un projet prit forme. Monsieur Takamatsu, trouvant ses illustrations excellentes, lui demande d’en dessiner un jeu pour lui ! Le travail commence au tout début 1933. Tandis que Takako travaille aux illustrations avec les uchi-deshis, Maître UESHIBA les regarde et donne son accord, tout en faisant de multiples corrections… Avec Shigemi YONEKAWA et Kaoru FUNAHASHI, ils prennent tous les trois l’habitude de travailler pendant une heure après l’entraînement du matin. Ensuite, à son domicile, elle apporte la finition à ces esquisses. Un an plus tard, en 1934, le livre "Budo Renshu" est publié.

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O Senseï donne un exemplaire à ses étudiants qui ont déjà maîtrisé les bases à un certain degré. Car, disait-il, les débutants risqueraient de se blesser s'ils essayaient de reproduire ces techniques décrites .
Le projet d'un second livre ne vit pas le jour.
En 1935, elle reçoit l'équivalent de ce que l'on nomme aujourd'hui 1er Dan par un Hiden Mokuroku (programme secret), et quelques années plus tard le 3ème Dan.

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Isamu TAKESHITA


Avec l'autorisation de Morihei Ueshiba, elle accepta l'invitation de l’Amiral TAKESHITA de pratiquer chez lui afin de partager avec d'autres femmes. Jusqu'en 1943, elle pratiqua chez lui. Avec Kazuko Koizumi, juste avant les raids aériens de bombardements de Tokyo, Takako Kunigoshi commença à enseigner à des femmes salariées d'une entreprise située à côté de la célèbre Kaminari Mon (porte du tonnerre) du Temple Asakusa dans les vieux quartiers de la ville de Tokyo. Mais les raids devenant de plus en plus intenses, elles ont dû arrêter.
A partir de cinquante-cinq ans, elle étudia l'art de l'arrangement floral ou Ikebana ainsi que la cérémonie du thé ou chanoyu, appelée aussi sadō , ou chadō, et devint une enseignante de ces Arts avec lesquels elle n'eut pas de mal à faire le lien avec le potentiel extraordinaire de l'apport de l’Aïkido dans sa vie.

Morihei Ueshiba: Aiki Budo 1935

DE 0 à 12:11 vie de O Senseï

De 12:12 à 26:20 : aikibudo 1935


03/10/2014

KAORU FUNAHASHI

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Kaoru Funahashi est né en 1913 dans la Préfecture de Tottori. Il est
 est venu au Kobukan sur présentation d’une personne liée à la religion Omoto.
A 18 ans, il débute au Kobukan Dojo et devient l’un de ses premiers
uchi-deshi.

 Karuo Funahashi a commencé à peu près en même temps que Maître Shirata et Tsutomu Yukawa en 1931, juste après l’installation du Kobukan Dojo.

De petite taille, Kaoru possède un corps très souple et chute de
façon excellente. Il était doué pour la pratique. Ses partenaires de
l’époque le définissaient comme un homme sincère au
caractère doux

Comme le raconte Kisshomaru Ueshiba lors de l'entretien avec Stanley Pranin dans Aiki News #81 (July 1989) :

"Mon père disait : “Je parie que personne n’a de meilleures chutes que Funahashi dans tout le Judo”."

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Shigemi Yonekawa et Takako KUNIGOHI 1935


En 1933, il participe, en tant que Uke, aux croquis de Mlle Takako
KUNIGOSHI pour le livre Budo Renshu.

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Ce livre illustré est le premier
manuel technique de Maître UESHIBA et est principalement destiné aux
élèves du Fondateur en guise de licence d’enseignement.
Jusqu’au milieu des années 30, il enseigne activement dans le
cadre du Budo Senyokai, en tant qu’instructeur assistant dans le grand
Dojo de Takeda ainsi qu’à Osaka.

 

APPLICATIONS DE CERTAINES TECHNIQUES DE BUDO RENSHU

 

Après cette période, il disparaît de la scène et l’on n’a plus de ses
nouvelles jusqu'à sa mort en 1940, suite en une pleurésie qui évolua défavorablement, à
l’âge de 37 ans…


02/10/2014

CHRISTIAN GAYETTI

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BIOGRAPHIE TIRÉE DU SITE DE SON CLUB

Christian Gayetti est né le 26 décembre 1940 à Marseille.

1955 • Il découvre le Judo par le biais du scoutisme.
1958 • Il s'initie à l'Aïkido avec les premiers élèves de Maître Tadashi Abé, ainsi qu'au Karaté avec un Européen.
1961 • Il rencontre Maître Nakazono, avec qui il étudie le Karaté.
1963 • 1er Dan de Karaté - Départ au service militaire
1965 • Maître Nakazono quitte Marseille, à sa place arrive Maître Tamura ; il s'inscrit à l'Aïkido et ne le quittera plus.
1969 • Il débute l'animation de cours d'Aïkido dans un Dojo à Aix-en-Provence. A cette époque pas besoin de diplôme pour enseigner, il est 1er dan d'Aïkido et toutes les occasions d'entraînement sont à prendre…
1973 • En février 73, il reçoit son brevet d'état par équivalence. Ce sont les premiers BE d'Aïkido, le sien sous le N° 2577. Les années suivantes, il donne des cours à Gardanne puis à Marseille, puis en Avignon en 1976.
1979 • Sur la demande de quelques amis, il crée un cours d'Aïkido 2 fois par semaine en Avignon.
1986 • Il crée l'association " Aïkido Club du Centre " suite à un changement de lieu de pratique sur Avignon.
1996 • Nouveau changement de dojo au Dojo municipal de Champfleury.
2001 • Création en novembre de l'association actuelle " Aïkido Club du Champ Fleuri ".

Aujourd'hui Shihan 7ème dan FFAB - CEN (Chargé d'Enseignement National), il pratique dans la continuité de l'enseignement de Maître Tamura.

 

ARTICLE D’AÏKIDO JOURNAL EN PDF

Entretien avec Christian Gayetti et Stéphane Benedetti à la Colle s/Loup 2007.

cliquer sur la photo ci-dessous

 

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Entraînement du club d’Aïkido du Champ Fleuri 01


01/10/2014

KENSHIRO ABBE

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Kenshiro Abbe est né le 15 décembre 1915, sur l'île de Shikoku, au Japon. Son père était directeur d'école et aussi instructeur de Kendo.
Son père se noya lors d'une crue éclair, pendant un stage de formation au Kendo dans les montagnes. Kenshiro avait 3 ou 4 ans. Un élève de son père s'occupa de son devenir dans les Arts Martiaux. Dans l'école où il étudiait, il n'y avait que du Sumo.
Kenshiro était très fort pour son âge, il devint le champion de l'école. A l'âge de quatorze ans, il débuta le Judo, son envie d'apprendre était immense. Il obtint son 1er Dan, puis le 2ème Dan rapidement, un an plus tard. À 16 ans, il devint le champion de la province de Tokushima et fut nommé 3ème Dan par le Butokukwai. Il était le plus jeune à recevoir ce grade en Judo. 

 

Kenshiro déménagea à Kyoto avec sa mère et sa sœur, afin d'étudier le Kendo et le Judo dans la fameuse école Busen dépendant de la Butokukwai. Il étudia le Kendo avec Ogawa Hanshi, 10ème Dan. Kenshiro a également obtenu son 4ème Dan de Judo cette année-là, le premier par le Butokukwai. Deux ans après son acceptation à la Busen, il a obtenu son 5ème Dan. Il était le plus jeune judoka à avoir reçu ce grade et il l'est encore aujourd'hui.

Il y avait deux grandes organisations d'Arts Martiaux au Japon pour la formation et l'attribution des grades relatifs au Judo, la première le Kodokan de Kano, l'autre le Butokukwai.

En 1938, Kenshiro Abbe rencontra Masahiko Kimura du Kodokan lors d'un tournoi.
Ces deux hommes étaient considérés comme les deux plus grands judokas de leur temps. Kenshiro Abbe sortit vainqueur.

Au cours de cette période, sa sœur Toyoka commença à étudier la naginata avec Mitamura Senseï, une experte renommée.

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En 1938, Kenshiro a reçu son 6ème Dan de Judo. 

En juin 1937, à 21 ans, il servit dans l'armée en Mandchourie, durant 4 ans. Pendant la seconde guerre mondiale, il étudia le jukendo, l'art de combat à la baïonnette et l'enseigna à la tête d'une unité de formation pour l'armée.

C'est à cette époque qu'il rencontra Morihei Ueshiba. La rencontre se déroula ainsi :

Lors d'un voyage dans un train, Abbe Kenshiro remarqua un homme plus âgé le regardant fixement et qui  lui demanda ensuite s'il était un 5ème Dan de Judo. Abbe répondit : « oui, mais comment savez-vous cela ?" "Parce que vous avez l'accumulation d'un 5ème Dan. Alors, qui êtes-vous ? "Kenshiro répondit :« Tout le monde sait qui je suis, je suis Kenshiro Abbe, champion de Judo de tout le Japon ! "Oui, je peux le voir " répondit le vieil homme. Le vieil homme a continué à parler à Kenshiro qui voulait dormir un peu. Finalement, le vieil homme a mis un doigt sur le visage de Kenshiro, "Vous qui êtes si puissant, brisez mon doigt!" Kenshiro n'était que trop heureux d'obéir. Il prit le doigt, s'attendant à le briser comme une brindille, et paf ! Il se trouva au sol de la voiture sous le contrôle total du vieil homme. Le vieil homme permit à Kenshiro de revenir sur son siège. "Qui êtes-vous ?" demanda Kenshiro Abbe. «Je suis Morihei Ueshiba, le fondateur de l'Aïkido." Kenshiro Abbe a été étonné de la technique du vieil homme et lui a demandé de devenir son élève. 

Kenshiro Abbe étudia l'Aïkido avec Morihei Ueshiba pendant 10 ans, il a atteint le grade de 6ème Dan dans cet Art.

 

En 1945, la ButokuKai promut Abbe  7ème Dan en Judo et 6ème Dan en Kendo.  Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le ButokuKai et Busen furent fermés. En 1949, lorsque les Arts Martiaux ont été de nouveau autorisés à être enseignés, Abbe a pris le poste de professeur de Judo pour le service de police de la préfecture de Kyoto et aussi de la Doshisha, l'Université de Kyoto. Après la naissance de sa troisième fille, il démissionna de son poste au service de police. Au cours de cette période, estimant que le Judo au Japon était en baisse, il rompit ses liens avec le Kodokan dans les années 1950.

Kenshiro Abbe Senseï - 1950s Rare Photo Movie Slideshow


 

 

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Kenshiro Abbe Sensei Ken Williams au Dojo Hut.

A 40 ans, en 1955, Kenshiro Abbe alla en Grande-Bretagne à l'invitation de la Société de Londres de Judo, où il enseigna. Après des dissensions de vues, il créa le Kyushindo, théorie qu'il avait commencé à formuler alors qu'il servait dans l'armée, et après sa formation avec Morihei Ueshiba. L'esprit de concurrence du Judo européen le renforça dans sa décision, ainsi que l'orientation d'un monde qui était obsédé par le matérialisme et l'égoïsme... Il ouvrit un Dojo à Londres en 1956. En 1957, il devint le premier à enseigner l'Aïkido en Grande-Bretagne.

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Tadashi Abe et Kenshiro Abbe

Il fonda le Conseil Britannique de Judo, de Kendo, de Karaté et devint le Président de « the International Butokukai ». Il voyagea beaucoup en Europe et en Afrique et fit découvrir le Kendo, le Kyudo, le Jukendo, le Iaido, le Yarido et la  Naginatado.

Il invita entre autres Tadashi Abe en Grande-Bretagne, puis Nakazono Senseï  et Harada Senseï, 6ème Dan de Karatedo Shotokai.

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Tadashi Abe et Kenshiro Abbe 1950

En 1960, il eut un accident de voiture qui lui laissa des séquelles graves au niveau cervical, ce qui l'obligea à réduire sa pratique.

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Kenshiro Abbe en hakama à Aylesford Judo Club 1962.

En 1964, il rentre au Japon pour les jeux olympiques, le Judo étant représenté pour la première fois.

Il rencontre son Maître pour l’Aïkido Morihei Ueshiba et lui demande d'envoyer un enseignant à sa place.
O Senseï envoya un jeune instructeur, TK Chiba Senseï, en 1966.

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TK Chiba Shihan - Henry Ellis - Summer School 1967

Sa santé se dégradant, il dut rester quelques années au Japon.

En 1967, il retourna en Grande-Bretagne et fut extrêmement peiné des changements opérés, surtout de la direction opposée qu'il voulait insuffler avec le Kyushindo. Ne pouvant rétablir sa vision, il fut obliger de tout reprendre à zéro. Après avoir reconstruit l'organisation avec quelques fidèles élèves, il s'écarta, et mit Otani Masutaro, qu'il avait promu 8ème Dan, à sa place.

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Matsutaro Otani Senseï.

Il quitta la Grande-Bretagne en 1970 et vécut au Japon

 Kenshiro Abbe eut un accident vasculaire cérébral le 17 novembre 1985 et fut hospitalisé. Il ne récupéra pas et décéda le 1er décembre 1985.

 

 

En plus de ses grades en ​​Judo, Aïkido et Kendo, il avait le grade de 5ème Dan en Karaté Yudansha, en Kyudo et Jukendo. Abbe Kenshiro fut le Maître qui a introduit le Kendo, l'Aïkido, le Karaté, le Kyudo, le Jukendo, le Iaido, le Yarido et le Naginatado en Europe mais il est mort presque totalement seul et oublié par la plupart.

Ken Williams,Henry Ellis et Derek Eastman furent les premiers élèves de Abbe Senseï.

 

Grandes maestros de Judo - Kenshiro Abbe 8 º Dan


Kenshiro Abbe Sensei - Kyushindo Judo - Part 1


Kenshiro Abbe Sensei - Kyushindo Judo - Part 2


 

Kenshiro Abbe Sensei & Bill Reeve Sensei - 1960

http://www.youtube.com/watch?v=PKXhK9OZltY

 

 LIRE AUSSI /

Histoire de l’Aïkido au Royaume-Uni

par :

 

sources : Keith Morgan et Henry Ellis"Martial Arts Illustrated" (Décembre 2006),wikipédia,

 

30/09/2014

TERRY DOBSON

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Né à Cambridge, Massachusetts, dans une famille aisée en 1937, Terry Dobson a excellé au football américain mais n'a pas percé dans cette discipline.
Il a fait partie des Marines des États-Unis, dans l'entretien des hélicoptères au Liban en 1958.
En 1959, il est allé au Japon pour aider au développement rural et enseigner l'anglais.

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AVEC O SENSEÏ


Lors d'une visite à Tokyo, Terry Dobson a assisté à une démonstration de ce qui était alors un Art Martial peu connu, l'Aïkido, sur une base militaire américaine à Yokohama. Il est instantanément tombé amoureux de cet art et six mois plus tard, il entre à Aïkikaï Hombu Dojo, comme  uchi-deshi. Il suit la formation de Morihei Ueshiba jusqu'à son mariage en 1964. Avec André Nocquet, il fut l'un des deux seuls non japonais à pouvoir vivre au contact du fondateur.

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Koichi Tohei assisté par Terry Dobson, Tokyo, 1962

Il a continué à s'entraîner au Hombu Dojo jusqu'à la mort de Morihei Ueshiba en 1969.

En 1970, Dobson est retourné aux États-Unis et a diffusé l’Aïkido et ouvert plusieurs Dojos à New York et à Burlington dans le Vermont.

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En 1979, il s'installe à San Francisco en Californie. En 1984, il tombe malade et part dans le Vermont en convalescence. Diminué physiquement, il stoppa sa pratique mais réussit à reprendre l'enseignement de l’Aïkido dans le Vermont. Il repartit donner une conférence et enseigner l’Aïkido en Californie en 1992. Le 2 août 1992, il décède en Californie d'une crise cardiaque.
Terry Dobson écrivit aussi plusieurs ouvrages reliés à son expérience de l’Aïkido. Il fit plusieurs enregistrements d'interviews de O Senseï.

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 Lorsque Saotome Senseï partit pour les États-Unis et que ce dernier fonda  l'Aïkido Schools de Ueshiba, Terry Dobson garda le lien avec son partenaire de pratique. Son Bond Street Dojo à New York est affilié au courant de Saotome Senseï.

Morihei Ueshiba and Aikido - devine techniques.avi

Terry Dobson apparaît souvent dans cette vidéo


 

29/09/2014

Rihei le marchand (conte)...

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Rihei est un marchand comblé. Il vit dans une belle maison, enveloppé dans les plus beaux kimonos de pure soie et auprès d'une femme ravissante. Seulement voilà, il n'est pas un fier samouraï. Rihei rougit d'appartenir à une profession qui a trait à l'argent.

Au cours de l'année 1701, Rihei apprend qu'Asano no kami, seigneur d' Ako, a été contraint de faire seppuku après avoir tenté de tuer le monstrueux Kira Yoshinaka, chambellan honoraire du Shôgun, qui l'a insulté. Fait aggravant, il a commis l'attentat dans le propre palais de ce dernier.

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Tsukioka Yoshitoshi..Ōishi Kuranosuke Yoshio,chef des 47 rônin.

 

Rihei est très affecté. Il connaît bien les seigneurs d'Ako qui ont toujours été ses protecteurs. Il se dirige vers le château pour proposer ses services à Oishi Kura no sake, chef des vassaux. Ce dernier lui demande d'aider ceux d'entre eux qui sont décidés à venger leur chef. Il doit cependant savoir qu'il est le seul au courant du complot. « Nous avons besoin d'armes : arcs, flèches, hallebardes ainsi que d'armures et d'échelles de corde pour franchir les murs du château » lui dit Oishi.

Afin d'être sûr du secret le plus absolu, il décide de se séparer de sa femme et, malgré les supplications de celle-ci qui ne comprend pas ce qui lui arrive, il la répudie tout en gardant leur fils auprès de lui. Il lui promet cependant de la reprendre au bout de cent jours.

Fier de la confiance que lui témoigne Oishi, Rihei s'occupe personnellement des achats ainsi que de l'emballage des armes. Ainsi personne n'est au courant. Enfin la dernière caisse est expédiée.

Une nuit, Rihei est réveillé en sursaut par des coups frappés à sa porte... Sans se méfier, il va ouvrir et se trouve face à une escouade de policiers : « au nom de la loi, je vous arrête pour avoir expédié, à la demande d'Oishi Kura no suke, vassal d'Asano Takumi no kami, seigneur d'Ako, des armes destinées aux protagonistes d'un complot contre la vie de Kira Yoshinaka ». Rihei a peur. Le complot serait-il découvert ? Le commerçant tente de nier. L'officier de police se tourne vers son subalterne : « apporte la caisse » dit-il. Le marchand voit arriver avec terreur la caisse qu'il a lui-même expédiée quelque temps auparavant. L'officier menace d'exécuter le fils du commerçant. Rihei affirme ne pas être au courant d'une quelconque conspiration. Même sous la torture, il ne peut rien dire puisqu'il ne sait rien. En bon commerçant, il doit simplement livrer ce qu'on lui demande. Voici qu'Oishi apparaît. D'un geste il écarte les policiers devant un Rihei de plus en plus stupéfait et explique : « Personnellement, j'ai toujours eu confiance en vous mais mes 46 camarades doutaient. Alors nous avons pensé à cette mise en scène pour éprouver votre bonne foi et votre fidélité ». Sur ces mots, le rônin se retire. On entend le groupe louer l'héroïsme du commerçant.

La porte s'ouvre une nouvelle fois sur Sono, la femme de Rihei, qui revient supplier son mari de la reprendre. Son père lui a déjà trouvé un autre époux mais elle veut rester auprès du commerçant qu'elle aime et auprès de leur fils qu'elle ne peut concevoir élevé par une marâtre. Le marchand reste inflexible. Sono se retire en pleurant.

Au bout de quelques instants elle revient à nouveau, les yeux remplis d'effroi : « Alors que je sortais d'ici, un homme au visage masqué s'est jeté sur moi et m'a rasé le crâne avec son sabre. Voyez par vous-même... ». Rihei aime toujours sa femme et veut la prendre dans ses bras pour la consoler lorsqu'entre Oishi. Il remet au commerçant un petit paquet en remerciement de sa loyauté. Le marchand, courroucé de ce que le rônin lui fasse un cadeau pour une chose que lui, Rihei, considère comme son devoir, jette le paquet à terre. L'enveloppe se rompt dévoilant le peigne et les cheveux de Sono. « Ainsi » dit Oishi « personne n'acceptera d'épouser votre femme. Ses cheveux mettront cent jours à repousser ».

-« Je ne sais comment vous exprimer ma reconnaissance, Seigneur. Vous me sauvez la vie »

-« Que nenni, Madame. Ma dette envers vous deux va plus loin que vous ne pensez...Un jour Rihei vous expliquera. Quant à vous, mon ami, sachez que vous combattrez avec nous. Notre mot d'ordre sera le nom de votre commerce : Amanoya. Quand l'un de nous criera Ama, l'autre répondra Noya ; Adieu commerçant au cœur de samouraï ».

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Statue de Ōishi Yoshio au Shinto shrine Ako Oishi jinja à Akō, Hyōgo, Japon.

 

 

Galerie d'estampes des 47 rônin

cliquer sur l'estampe ci-dessous

 

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SOURCE WIKIPEDIA

 

28/09/2014

JO : Kata des 31 frappes

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Le kata des 31 frappes a été enseigné par O Senseï à Morihiro Saito à Iwama. Afin de facilité la mémorisation, Saito Sensei l'a fractionné en plusieurs séquences qui, une fois réunies, reconstituent les 31 mouvements de jo.

On commence et on fit le kata dans la même position, c'est-à-dire que l'on se retrouve à l'endroit d'où l'on a débuté le kata.

Dans le kumijo, certains mouvements se combinent pour ne devenir qu'un seul mouvement,c'est le cas des mouvements 15/16, 20/21, 25/26. Les deux mouvements distincts dans le kata deviennent un seul mouvement au kumijo.

Le kumijo se pratique sur un rythme rapide et non sur un rythme 1.2.3..

KATA DE JO DES 31 FRAPPES

MORIHIRO SAITO


 

 

DÉPLACEMENT DES PIEDS... TRÈS IMPORTANT !


 

 kumijo awase du kata des 31 frappes. Saito Sensei 

Les mouvements 7 et 8 correspondent à une attaque sur l'arrière, le mouvement 10 est une frappe au poignet.
le 12 est une reprise de garde.


 

 

M. Saito sensei shows 31 Jo Kata, 1973