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08/04/2015

Urashima Tarō

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Urashima Tarō by Utagawa Kuniyoshi

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Un soir d’été, il y a longtemps de cela, un jeune homme nommé Urashima Taro se promenait sur la plage après sa journée de travail. Soudain, il vit une tortue renversée sur le dos qui agitait ses pattes. Il se pencha vers elle et la ramassa.

« Pauvre petite, dit-il, tu aurais pu mourir au soleil. Je me demande qui t’a retournée de la sorte. Sans doute un gamin sans cervelle qui n’avait rien de mieux à faire … »

Portant la tortue, il quitta la plage, entra dans la  mer et alla aussi loin qu’il put. Comme il la remettait à l’eau, il murmura :
« Va, vénérable tortue, et puisses-tu vivre des milliers d’années ! »

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Le lendemain, Urashima reprit la mer et lança ses filets. Lorsqu’il eut doublé les autres bateaux et qu’il se retrouva seul , loin des côtes, il s’accorda un peu de repos, laissant son embarcation danser sur les vagues. C’est alors qu’il entendit une petite voix appeler doucement : « Urashima ! Urashima Taro ! »
 
Il regarda alentour, mais il ne vit personne. Or la petite voix, soudain plus proche, reprit : « Urashima ! Urashima Taro ! »
Il regarda plus attentivement et découvrit une tortue qui nageait devant son bateau.

« Tortue, est-ce toi qui m’as appelé ? demanda-t-il.
-Oui, honorable pêcheur, c’est moi. Hier, tu m’as sauvé la vie. Aussi, aujourd’hui, suis-je venue te remercier et te proposer de m’accompagner au Ryn Jin, le palais de mon père, le Roi Dragon sous la mer.
-Le roi Dragon sous la mer ne peut être ton père ! s’exclama Urashima. Ce n’est pas possible !
-Mais si ! Je suis sa fille. Si tu grimpes sur mon dos, je te conduirai jusqu’à lui. »

Ce devait être merveilleux de connaître le Royaume sous la mer… Urashima quitta donc son bateau pour aller s’asseoir sur la carapace de la tortue.

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Il partirent sur-le-champ, en glissant sur les vagues. Ensuite, ils plongèrent vers les profondeurs et longtemps, filèrent sous l’eau, frôlant au passage des baleines et des requins, des dauphins joueurs et des poissons argentés.

Enfin, Urashima distingua dans le lointain une somptueuse porte de corail ornée de perles et de pierres précieuses scintillantes. Derrière, se dressaient les toits pentus et les pignons d’une fastueuse demeure de corail.

« Nous approchons du palais de mon père », annonça la tortue. Et à peine eut-elle parlé qu’ils l’atteignirent.
« A présent, ajouta-t-elle, il va te falloir marcher. »

Elle se tourna vers l’espadon qui gardait l’entrée et lui dit :
« Voici l’honorable invité venu de la terre du Japon. S’il te plaît, montre-lui le chemin. »

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Sur ces mots, elle disparut et l’espadon introduisit Urashima dans une cour. Là, toute une compagnie d’animaux marins – pieuvres et seiches, thons et carrelets – en rang les uns au-dessus des autres, s’inclinèrent devant lui en clamant tous en chœur : « Bienvenue au  Ryn Jin, le palais du Roi Dragon sous la Mer ! Trois fois bienvenue ! »

 

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La compagnie d’animaux marins escorta le jeune homme jusqu’à une cour intérieure qui donnait accès à la porte du palais de corail.
Elle s’ouvrit sur une princesse rayonnante de beauté, aux longs cheveux noirs épars sur les épaules, vêtue d’un kimono rouge et vert, aux reflets aussi chatoyants que la vague traversée par le rayon de soleil.

« Bienvenue au royaume de mon père, dit la princesse. Resteras-tu quelque temps au pays de la jeunesse sans fin, où jamais ne meurt l’été, où jamais ne naît le chagrin ? »

En entendant ces paroles et en contemplant ce visage si fin, Urashima sentit le bonheur l’envahir.
« Mon vœu le plus cher serait de pouvoir rester ici, avec toi, pour toujours, répondit-il.
-Dans ce cas, je t’épouserai et nous vivrons ensemble éternellement, déclara la princesse. Mais allons tout d’abord en demander la permission à mon père. »

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Elle prit Urashima par la main et le mena par de longs couloirs jusqu’à la salle du trône. Là, ils s’agenouillèrent devant le Roi Dragon sous la Mer, ce seigneur tout-puissant, et se prosternèrent si bas que leurs fronts touchèrent le sol.

« Honorable père, dit la princesse, voici le jeune homme qui me sauva sur la terre des hommes. Consentez-vous à ce qu’il soit mon mari ?
- J’y consens, répondit le Roi Dragon. Mais qu’en pense le pêcheur ?
- Oh ! J’accepte avec joie ! » s’écria Urashima.
Les noces eurent lieu aussitôt. Lorsque la princesse et Urashima se furent jurés leur amour par trois fois en buvant la tasse de saké des jeunes mariés, les réjouissances commencèrent. Une musique douce s’éleva et des poissons arc-en-ciel aussi étranges que merveilleux dansèrent et chantèrent longtemps.

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Le lendemain, la fête finie, la princesse montra à Urashima quelques-unes des merveilles du palais de corail et du royaume de son père. La plus extraordinaire d’entre elles, assurément, était le jardin des quatre saisons.
A l’est, se trouvait le jardin du printemps. Les pruniers et les cerisiers étaient en fleurs ; une multitude d’oiseaux gazouillaient gaiement.
Au sud, les arbres avaient revêtu leurs vertes parures d’été, les grillons chantaient.
A l’ouest, les érables d’automne rougeoyaient de leurs feuilles couleur de feu, les chrysanthèmes fleurissaient.
Au nord, dans le jardin d’hiver, les bambous et la terre étaient couverts de neige, les étangs pris dans les glaces.
Il y avait tant de choses à voir et à admirer au Royaume sous la Mer qu’Urashima en oublia sa maison et sa vie passée.

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Urashima Tarō illustration by Edmund Dulac



Mais un jour, il se rappela ses parents et annonça à la princesse :
« Ma mère et mon père pensent sans doute que je me suis noyé en mer. Il doit y avoir trois jours, si ce n’est plus, que je les ai quittés. Il me faut aller leur raconter ce qui s’est passé.
- Attends, implora-t-elle, attends un peu. Reste au moins encore une journée ici, avec moi.
- Mon devoir est de les rassurer, expliqua-t-il. Mais n’aie crainte, je te reviendrai.
- Dans ce cas, il me faut redevenir une tortue pour te reconduire sur la terre au-dessus des vagues. Mais auparavant, accepte ce cadeau. »

Et la princesse lui offrit trois belles boîtes en laque retenues ensemble par un cordon de soie rouge. « Ne t’en sépare jamais, dit-elle, et jure-moi de ne les ouvrir sous aucun prétexte. »

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Urashima ayant promis, la princesse redevint une tortue. Il s’assit sur son dos et ils partirent.
Longtemps, ils voyagèrent dans les profondeurs de la mer. Puis ils remontèrent vers la surface et atteignirent les vagues. Urashima se tourna vers la terre, revit les montagnes et la baie qu’il connaissait si bien et quand la tortue eut atteint la plage, il sauta sur le sable.
« Rappelle-toi, lui lança-t-elle, n’ouvre pas les boîtes. Elles portent en elles le secret du royaume de Ryn Jin.
-Je n’oublierai pas », promit-il.

Il traversa la plage et prit le chemin de sa maison. Il regarda autour de lui et une étrange crainte l’envahit. Les arbres semblaient différents. Les demeures également. Parmi les gens qu’il croisait, il ne reconnaissait personne.

Lorsqu’il atteignit sa maison, il la trouva fort changée. Seuls quelques pierres et le ruisseau qui traversait le jardin étaient restés les mêmes.

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«  Mère ! Père ! » appela-t-il. Un vieil homme qu’il n’avait jamais vu apparut à la porte.
« Qui êtes vous ? demanda Urashima. Où sont mes parents ? Et qu’est-il arrivé à notre maison ? Tout est transformé… Pourtant, il n’y a pas plus de trois jours que moi, Urashima Taro, je suis parti.
- Cette maison m’appartient, déclara le vieillard. Tout comme elle appartint à mon père et au père de mon père avant lui. Mais il paraît qu’un homme, du nom d’Urashima Taro, vécut ici jadis. Selon la légende, un jour, il s’en fut pêcher et ne revint jamais. Peu de temps après sa disparition, ses parents moururent de chagrin. Cela se passait il y a trois cents ans environ. »

Urashima secoua la tête. Il avait peine à croire que sa mère, son père et tous ses amis étaient morts depuis si longtemps. Il remercia le vieillard et retourna lentement vers la plage où il s’assit sur le sable. Il se sentait triste et se répétait : «  Trois cents ans… Trois cents ans qui ne sont sans doute que trois jours dans le Royaume sous la mer. »

Ainsi, Urashima ne reverrait jamais ses parents. Du fond de son cœur, les paroles de la princesse lui revinrent à l’esprit : « N’ouvre jamais les boîtes, elles portent en elles le secret du Royaume de Ryn Jin. »

Mais quel était ce secret ? Que contenaient ces boîtes ? Sa curiosité fut plus forte que sa promesse et Urashima dénoua le cordon de soie rouge entourant la première boîte.

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Trois tourbillons de légère fumée s’enroulèrent autour de lui et le beau jeune homme devint un vieillard très, très âgé.

Il ouvrit la deuxième boîte. A l’intérieur, se trouvait un miroir. Il se regarda et découvrit que ses cheveux avaient blanchi, que son visage s’était ridé.

Il ouvrit la troisième boîte et une plume de grue s’en échappa. Elle vint frôler sa joue, puis se posa sur sa tête.

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Et le vieil homme se métamorphosa en une belle et élégante grue.
Elle prit son envol et regarda la mer du haut du ciel. La grue se retourna une dernière fois vers ce qui avait été son village et vit que les boîtes en laque déversaient du sable sur la plage, des torrents de sable. Toujours plus et toujours plus loin jusqu’à ce que la rivière et les pierres elles-mêmes s’effacent du paysage.

S’éloignant du rivage, la grue aperçut, nageant sur les vagues, une tortue. Celle-ci leva la tête et découvrit à son tour l’oiseau merveilleux. Alors, la princesse comprit que son mari, Urashima Taro, ne reviendrait jamais au Royaume sous la Mer.

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Statue d'Urashimo Tarô à Mitoyo, Kagawa

 

 

The Legend of Urashima Taro


 

Retrouvez les photos du livre sur le lien ci-dessous

Book Published by T. Hasegawa

28/02/2015

Hanasaka Jiisan

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En des temps très anciens, dans les campagnes reculées du Japon vivent un honnête homme, Katamase, et sa femme. Il possède un chien qu'il nourrit avec du poisson et les bons morceaux des plats qu'ils se préparent.

Un jour, alors que le mari et sa femme travaillent à leur jardin, le chien se met en arrêt et aboie en agitant sa queue frénétiquement. Les maîtres pensent qu'il doit y avoir quelque chose de bon à manger enterré à cet endroit. Tous deux commencent à creuser à l'aide d'une pelle. Ô surprise ! Ils tombent sur un véritable trésor. Des objets précieux de toutes sortes, des pièces en or et d'autres en argent, garnissent le fond du trou.

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Ils ramassent leur butin et, après avoir fait l'aumône aux pauvres, s'achètent des champs de riz et de maïs. Les voici maintenant riches.

La maison voisine est occupée par un homme ayant pour nom Yatake, aussi avare qu'envieux, et sa femme. Lorsque celle-ci a vent de l'histoire, elle emprunte le chien, le ramène chez elle, et lui prépare un bon festin en lui demandant de trouver un endroit rempli d'argent.

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Cependant, le chien, n'ayant jusqu'alors reçu que des coups de la part de ses hôtes, se garde bien de toucher à la nourriture qui est posée devant lui... Les deux personnages se fâchent, entourent une corde autour du cou du chien et le traînent dans le jardin ; en vain: pas le moindre aboiement. Finalement, le chien s'arrête à un endroit précis et se met à renifler. Yatake creuse à l'emplacement ainsi désigné par l'animal mais ne trouve que de la poussière et quelques abats dégoûtants et nauséabonds. Furieux autant que déçus, les deux horribles personnages se saisissent de la bête et la tuent.

Les maîtres, ne voyant pas revenir leur chien, vont s'enquérir de ce qui lui est arrivé chez les voisins. Ceux-ci, sans aucun remords, leur disent la vérité et qu'ils l'ont enterré au pied d'un sapin. Le brave maître se rend à l'endroit désigné avec des mets appétissants, brûle une baguette d'encens, et dépose quelques fleurs sur la tombe. Puis il se met à pleurer sur le sort de son malheureux animal.

Cette même nuit, alors que son brave maître dort, le chien lui apparaît et lui dit: « Le sapin sous lequel je suis enterré doit être abattu et transformé en un mortier. Achetez-le et utilisez-le ». Katamase fait comme le chien lui a recommandé. Depuis, lorsqu'il pile son riz, chaque grain devient un trésor. Lorsque les méchants voisins constatent ce nouveau miracle, ils essaient de voler le mortier mais, dès qu'ils tentent de s'en servir, l'objet devient sale et inutilisable. De rage, ils le brisent et le brûlent.

Le chien réapparaît en rêve à Katamase et lui apprend ce qu'il est advenu du mortier. Il rajoute : « Récupérez-en les cendres et répandez-les sur les arbres morts. Ces derniers reprendront vie et refleuriront ». Le brave homme se rend en pleurant chez ses voisins et les supplie de lui rendre au moins les cendres de son ustensile. Ayant obtenu ce qu'il demande, il rentre chez lui et fait un essai sur un cerisier mort. Immédiatement des bougeons poussent et des fleurs éclosent. Il met les cendres dans un sac et parcourt la campagne en annonçant qu'il a le pouvoir de faire revivre les arbres morts.

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Le miracle arrive aux oreilles du daimyo qui fait chercher Katamase et lui demande de faire une démonstration de son pouvoir. Lorsqu'il voit les fleurs pousser sur ses arbres morts, il renvoie le vieil homme chez lui couvert de riches présents.

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Mis au courant, les deux méchants voisins récupèrent les cendres restantes et parcourent la campagne à leur tour pour offrir leurs services. Le daimyo les convoque également et leur présente un arbre mort. Yatake monte dans l'arbre et jette une poignée de cendres. Pas un bourgeon, pas une feuille, pas une fleur ne pousse. Par contre, la cendre se répand dans les yeux et la bouche du Daimyo en l'aveuglant et le faisant tousser. Les spectateurs se jettent sur le méchant homme et le rouent de coups, le laissant ensuite rentrer chez lui en triste état.

Dès que l'aventure de ses voisins parvient aux oreille de Katamase, il les fait chercher et, après les avoir réprimandés pour leur cupidité et leur cruauté, il leur propose de partager ses richesses qui, de coup de chance en coup de chance, s'élèvent maintenant à une coquette somme.

Les méchants voisins font amende honorable et mènent par la suite une existence vertueuse.

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13/02/2015

BIDORI... Contes et légendes

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Cette légende populaire japonaise nous appelle à cultiver les actions positives plutôt que de se laisser aller aux instincts primaires où l'avarice, la cupidité et la jalousie brouillent nos perceptions et nous entraînent vers la décadence de notre condition sur Terre.
Il existe plusieurs versions de cette fable, dont une où c'est la femme du vieil homme qui coupe la langue de Bidori.

 

 

. Un vieux couple s’est pris d’affection pour un moineau qu’ils ont appelé Bidori et qu’ils nourrissent quotidiennement.

 

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Un jour, leur voisine met de la fécule à sécher dans son jardin et Bidori qui passait par là la mange. Furieuse, la femme se saisit de l’oiseau et lui coupe la langue pour le punir. Blessé et meurtri, Bidori s’enfuit alors dans la forêt. Le soir, lorsque le couple rentre des champs il s’aperçoit que Bidori ne vient pas à leur rencontre comme d’habitude. Inquiets, ils le cherchent toute la soirée et ils finissent par aller questionner leur voisine en dernier recours. Cette dernière leur raconte alors l’histoire en ricanant et fort inquiet, le couple décide de partir à sa recherche en sillonnant toute la région. Ils finissent par retrouver leur compagnon dans la forêt après de longues recherches et ce dernier les invite à passer un bon repas avec lui.  Au moment de se quitter, Bidori leur dit vouloir leur faire un cadeau et leur présente deux malles, une grande et très lourde et une autre plus petite et leur demande d’en choisir une.

 

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Le vieil homme choisit la plus légère, beaucoup plus facile à transporter pour quelqu’un de son âge, et retourne chez lui avec sa femme. Arrivés chez eux, ils ouvrent la malle et constatent avec surprise qu’elle regorge de richesse.  Leur voisine envieuse décide alors de rendre également visite à Bidori et lui dit être très heureuse de le revoir . Au moment de partir, Bidori lui propose aussi d’emporter une malle avec elle et la vieille femme cupide choisit la plus grosse et la plus lourde. Lorsqu’elle l’ouvre, des démons fantômes et des serpents se jettent sur elle et la dévorent.

 

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17/12/2014

HISTOIRE D'UN BODHISATTVA

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LES DISTRACTIONS D'UN BODHISATTVA

Dans la fourmilière d'un vaste monastère, il y avait un vieux moine discret, humble, un sans grade, un obscur parmi les obscurs, un rien farfelu. Ses confrères le tenaient pour un ignare, doublé d'un illuminé dans le sens commun et non bouddhiste, de simple d'esprit. Il faut dire que malgré toutes les années passées à l'ombre des murs du monastère, il ne brillait pas par son érudition. Le vétéran boudait en effet la lecture des textes sacrés et, à la belle saison, passait le plus clair de son temps au bord d'un étang constellé de lotus, bercé par le murmure du vent, la psalmodie des insectes et le chant des oiseaux. Il y méditait distraitement assis sur un rocher, sous le monumental parasol d'un vieil arbre.

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Par un bel après-midi d'été inondé de soleil, un groupe de jeunes moines partit faire le tour de l'étang. C'est alors qu'ils purent observer, avec stupéfaction, la manière fort décousue que l'ancien avait de méditer. Il ne se passait pas cinq minutes sans qu'il se penche pour troubler le miroir liquide avec une brindille. Il allait même parfois jusqu'à se lever pour faire quelques pas, une branche à la main avec laquelle il tirait une feuille d'arbre hors de l'eau. Son curieux manège fit rire ses cadets qui entreprirent de lui donner une leçon sur la méditation.

- Ne serait-il pas préférable de vous recueillir les yeux fermés afin de ne pas être distrait par le spectacle du monde ?

- Comment espérer atteindre une haute réalisation spirituelle si vous bougez sans cesse ? Vous ne pouvez pas stabiliser votre esprit ni laisser le prana circuler harmonieusement dans les canaux subtils.

- C'est vrai, prenez exemple sur le Bouddha qui a obtenu l’Éveil suprême en demeurant immobile sous l'arbre de l'illumination.

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Bouddha sous l'arbre de la bodhi non perturbé par les tentations de Mara.

Le vieux moine s'inclina pour les remercier de leurs conseils et, tout en leur montrant un insecte qu'il venait de repêcher avec une brindille, il leur dit, un sourire désarmant aux lèvres :

- Vous avez sans doute raison, mes jeunes frères. Mais comment pourrais-je méditer sereinement s'il y a autour de moi des êtres vivants en train de se noyer ?

La bande de cadets resta interloquée. Il y eut un long silence puis l'un deux, rompu aux joutes métaphysiques et voulant à tout prix sauver la face répliqua :

- Vous devriez vous retirer dans une grotte pour vous consacrer à votre propre salut. Ne vous souciez pas trop du destin des autres. Laissez faire l'ordre naturel du monde. Chacun récolte le résultat de ses actes antérieurs. Telle est la loi du karma...

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Et, sur ces paroles sentencieuses, les donneurs de leçon se drapèrent dans leurs toges monastiques et s'éloignèrent. Ils gagnèrent une passerelle qui enjambait l'étang. C'est alors qu'au beau milieu de la traversée, l'un d'eux glissa sur une planche moussue et tomba à l'eau. Le malheureux, qui n'était autre que le discoureur karmique, pataugeait parmi les nénuphars, visiblement en train de se noyer. L'étang était très profond à cet endroit. Ce fut l'affolement général, aucun des moines ne savait nager.

Le vieil original, son infatigable sourire aux lèvres, se leva d'un bond, prit une branche et, comme elle n'était pas assez longue, il se mit à marcher sur l'eau. Sous le regard médusé des jeunes moines, il crocheta le candidat à la noyade et le tira jusqu'à la berge sans même mouiller les pans de sa robe rapiécée.

L'histoire miraculeuse fit le tour du monastère. On tenait désormais le vieux pour un saint, un Bodhisattva caché, un Bouddha vivant. Il en prit ombrage car il ne supportait pas d'être un objet de dévotion. Il gagna une autre province où il se cacha dans la fourmilière d'un vaste monastère.

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Extrait de "Contes des sages du Tibet" par Pascal Fauliot, éditions du Seuil

 

09/12/2014

UGAKI "L'escrimeur fou"

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Dans le tome 2 d'UGAKI "L'escrimeur fou",

UGAKI (VOIR LE TOME 1) croise le chemin de Kioga et de son fils adoptif qui veut devenir son disciple sur la voie du sabre. Kioga est lui-même un rônin, ancien élève de Myamoto Musashi, le légendaire Samouraï vivant à cette époque et cherchant sans arrêt la perfection dans l'art du sabre afin d'atteindre à l'absolu. Kioga provoque Ugaki en duel mais des brigands qui en voulaient à leurs armes obligent les deux samouraïs à s'unir. Ceci créa un lien et ils devinrent amis. Kioga promit à Ugaki de lui venir en aide dans sa quête de vengeance de son daimyo.

Accusés de meurtre, ils se retrouvent obliger d'accepter une étrange mission pour le seigneur de la région : escorter une vielle femme dans le plus grand secret jusqu'à un lieu sur la côte...

Dans la première partie du livre, l'auteur nous parle de Miyamoto Musashi, le Samourai le plus connu du Japon, invaincu en combat si ce n'est par Muso Gonnosuke utilisant un jo. Il parle également du traité des cinq roues, ouvrage de Miyamoto Musashi ayant encore de nos jours une application certaine...


Cette BD a connu deux éditions chez Dargaud en 1985 et chez Bagheera en 1991

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06/12/2014

UGAKI "Le serment du samouraï"

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Ugaki est une série BD qui est ou a été éditée chez Dargaud.L' auteur de cette série est Gigi (Scénariste, dessinateur.1926/2007). Première édition en 1980, puis 1984 chez Dargaud et 1991 une chez Bagheera.

Le premier tome d'UGAKI "Le serment du samourai" raconte l'histoire d'Ugaki, un rônin attendant le moment propice afin de pouvoir venger l’assassinat de son seigneur.

Durant son errance, il vint en aide à un daimyo attaqué  par une bande de pillards qui enlevèrent le  fils de ce dernier. Après avoir aidé à délivrer l'enfant grâce un stratagème en se faisant passer pour une troupe de saltimbanques, il se retrouva impliqué dans le soulèvement de Shimbara en échange d'une aide afin de venger son daimyo...

La défaite de ces seigneurs chrétiens du sud du Japon va marquer surtout la fin des prérogatives des Daimyos, et la toute puissance du Shogunat de Tokugawa Ieyasu.


En début d'album, l'auteur raconte la révolte de Shimbara, presqu'île de l'île de Kyushu, en 1638, qui rassembla sous le commandement d'un jeune samouraï chrétien Masuck Shiro, des paysans opprimés en majorité chrétiens. L'ultime bataille vit la défaite de la rébellion et la prise de la forteresse de Hara et le massacre des insurgés "kirishitan" (chrétiens japonais), de tous les survivants qu'ils soient enfants, femmes ou hommes. Ceci sonna la fin de l'expansion du christianisme en particulier du Catholicisme et entraina l'expulsion de tous les "NAMBAN", barbares du sud, les Européens.

 

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04/12/2014

Le Maître zen et le scorpion

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Le Maître zen et le scorpion

Un Maître zen vit un scorpion se noyer et décida de le tirer de l'eau. Lorsqu'il le fit, le scorpion le piqua. Par l'effet de la douleur, le Maître lâcha l'animal qui, de nouveau tomba à l'eau au risque de se noyer.

Le Maître tenta de le sauver une nouvelle fois et l'animal le piqua encore. Un jeune disciple qui était en train d'observer se rapprocha du Maître et dit : "Excusez-moi, Maître, mais vous êtes têtu ! Ne comprenez-vous pas qu'à chaque fois que vous tenterez de le tirer de l'eau, il va vous piquer ?"

Le Maître répondit : " La nature du scorpion est de piquer et cela ne va pas changer la mienne qui est de l'aider."

Alors, à l'aide d'une feuille, le Maître tira le scorpion de l'eau et lui sauva la vie. Puis, s'adressant à son jeune disciple, il continua :

" Ne change pas ta nature si quelqu'un te fait mal, prends juste des précautions. Les uns poursuivent le bonheur, les autres le créent. Quand la vie te présente mille raisons de pleurer, montre-lui que tu as mille raisons de sourire.

Préoccupe-toi davantage de ta conscience que de ta réputation, parce que ta conscience est ce que tu es, et ta réputation, c'est ce que les autres pensent de toi... Et ce que les autres pensent de toi... c'est leur problème ! "

26/10/2014

CONTES ET RECITS DES ARTS MARTIAUX

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Maître Yang Lu Chan

 

 

Le manteau magique

 

 

Yang Lu Chan, après une visite qui s'était prolongée tard dans la nuit, retournait chez lui. Il traversait un quartier mal famé de Pékin et marchait à grandes enjambées, soucieux de passer rapidement. Mais au coin d'une ruelle, une bande de malfrats l'attendait ; il tenta de fuir, mais le groupe était nombreux et armé de bâtons, gourdins, matraques et l'encerclait déjà.

Lu Chan, vu le nombre élevé de ses adversaire, ne tenta même pas de se défendre ; il s'enroula dans son manteau dès le début de l'attaque et se laissa tomber à terre. La bande se déchaîna sur cette proie facile qu'ils assimilèrent vite à un sac d'entraînement.

Au bout d'un moment, les voyous épuisés se lassèrent de frapper ce sac inerte et, pensant qu'il avait eu son compte, l'abandonnèrent à son sort, convaincus qu'il ne pouvait en avoir réchappé. Le lendemain, Lu Chan se livrait à ses activités quotidiennes comme si rien n'était arrivé, sans aucune trace de coup pour attester d'une bastonnade.

Mais chez les malfrats, plusieurs d'entre eux étaient couchés en proie à des douleurs comme s'ils s'étaient fait battre. En Chine, on dit que des Maîtres tels que lui ont atteint un tel niveau de Chi, d'énergie interne, que leur corps est capable d'absorber les coups et de retourner l'énergie contre leur agresseur.

Par contre lorsqu'ils vous touchent, paralysé par leur énergie, vous êtes projeté violemment avec l'énergie d'une montagne. C'est pourquoi Lu Chan a préféré donner une leçon à ces voyous plutôt que de risquer de les blesser.

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18/10/2014

HISTOIRE DU KATANA

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KATANA
 

 L'ancêtre du katana, le tachi, est l'oeuvre d'Amakuni Yasutsuna, le forgeron qui imagina une lame courbe à un seul tranchant. Initialement, les sabres étaient des lames droites à double tranchant.

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TACHI

 

 


La légende est la suivante :

 



"Un jour, Amakuni et son fils Amakura assistèrent, du seuil de leur magasin, au retour des troupes de l'Empereur. Bien que ce dernier ait l'habitude de venir saluer Amakuni, ce jour-là il l'ignora et passa devant les forgerons sans même leur accorder un regard. C'est alors qu'Amakuni remarqua que de nombreux guerriers revenaient avec des épées brisées.

Bien décidés à arranger les choses, Amakuni et Amakura examinèrent les armes endommagées. Ils en conclurent qu'elles étaient mal forgées et que lorsqu'elles frappaient des surfaces dures telles que les armes ou les armures des adversaires, elles ne résistaient pas au choc. Amakuni repensa alors au dédain exprimé par l'Empereur. Les yeux embués de larmes, il se jura : « Si c'est ainsi qu'ils utilisent leurs armes, alors j'en forgerai une qui ne se brisera pas. »

C'est avec ce serment que Amakuni et son fils s'enfermèrent dans leur forge, et prièrent les divinités Shinto pendant sept jours et sept nuits. Puis, Amakuni sélectionna le meilleur minerai de fer qu'il put trouver et le raffina en acier. Les deux hommes travaillèrent ensuite sans relâche à une tâche qui semblait impossible. Un mois plus tard, ils sortirent épuisés de leur forge, avec une épée qui présentait une lame courbe à simple tranchant. Indifférent aux autres forgerons, qui le déclaraient fou, Amakuni affûta et polit cette nouvelle arme.

Durant les mois suivants, les deux hommes poursuivirent leur travail et forgèrent plusieurs types d'armes améliorées. Au printemps suivant, il y eut une nouvelle guerre. Au retour des Samouraïs, Amakuni vit passer une trentaine d'épées présentant des lames intactes, en parfait état. L'Empereur arriva, sourit et lui dit : « Vous êtes un grand forgeron. Aucune de ces épées que vous avez créées n'a failli dans la bataille. » Amakuni en fut ravi, et il retrouva à nouveau sa joie de vivre.

Il n'y a aucune trace de la date de son décès."

(Source Wikipédia)

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Port du katana et wakizashi


Le katana, l'âme du Samouraï, est issu de ce premier sabre ; c'est une arme à un seul tranchant, portée à la ceinture, tranchant vers le haut en même temps que le wakizashi (identique au katana mais plus petit). Par contre le tachi était utilisé par les cavaliers et se portait lame vers le bas
On appelle daisho l'ensemble des deux sabres.

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PORT DU TACHI

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La fabrication est empreinte de symbolisme et de religiosité.

Voir cette note:LE KATANA... FABRICATION.

 

Tel armurier, telle arme.



Le katana est divisé en plusieurs parties dont les plus importantes sont :


- la tsuka ou poignée avec la kashira (embout, qui peut être utilisé pour frapper)

- la tsuba ou garde avec le sepa et le habaki (empêchant la lame de tomber)

- la lame, elle-même divisée en plusieurs parties.

- le saya (fourreau)

Katana_1_small.jpg

 

lexique

 

 

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE KATANA, VOIR CE SITE EN CLIQUANT SUR LE LIEN CI-DESSOUS :

 

l'histoire du sabre japonais  : 1° partie

et 2° partie

 

 LIRE AUSSI

 

 

 

 

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 VOIR AUSSI :

iaitō

bokken

 

suburitō

shinai

shinken

 

08/10/2014

CONTES ET RECITS DES ARTS MARTIAUX

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Yang Luchan (1799-1872 )

 

Le voleur de Connaissance



Né au début du XIX°siècle dans une famille paysanne du Ho-Pei, le jeune Yang Lu Chan n'avait qu'une passion : le Chuan-Shu, l'Art du poing. Ayant fréquenté assidûment dès son enfance les écoles d'Arts Martiaux de sa province, il avait atteint très tôt le rang d'un expert réputé. Mais les styles qu'il avait pratiqués jusque-là ne le satisfaisaient pas. Il avait conscience que, depuis la destruction du monastère de Shaolin, l'Art du poing avait lentement dégénéré en une méthode de combat qui faisait une trop grande place aux recettes techniques et à la force musculaire. Malgré ses recherches dans tous les recoins du Ho-Pei, il ne parvenait pas à y découvrir un Maître susceptible de lui enseigner un Art plus profond qui déboucherait sur la voie de l'harmonie. Son désespoir prit fin quand il entendit parler du Tai Chi Chuan, Art qui commençait à se populariser dans une autre province : le Honan.
Abandonnant ses parents et amis, Yang entreprit un voyage à pied de plus de 800 kilomètres pour se rendre dans la patrie de l'Art qu'il désirait étudier. Dès qu'il le put, il se fit admettre dans les milieux fermés des pratiquants de Tai Chi. Au cours des conversations qu'il eut avec ceux-ci, un nom revenait souvent à ses oreilles : celui du Maître Chen Chang Hsiang. Cet homme passait pour celui qui, à l'époque, avait le plus haut "Kung fu", c'est-à-dire la plus grande expérience. Mais, hélas, le Maître Chen enseignait exclusivement aux membres de sa famille, dans le plus grand secret.

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Ch'en Chang-hsing (1771–1853)

 


Yang pensa qu'après un si long voyage, il méritait d'étudier avec le meilleur. Adroitement, il réussit à se faire engager dans la famille Chen comme serviteur. Chaque jour, il se débrouillait pour épier en cachette l'entraînement familial sous la conduite du patriarche. Soigneusement dissimulé, il observait attentivement les mouvements, il buvait les paroles et conseils du Maître. Pendant une partie de la nuit, quand tout le monde dormait, il s’exerçait à refaire ce qu'il avait vu dans la journée et à polir inlassablement les enchaînements qu'il avait appris les jours précédents.
Son espionnage se poursuivit plusieurs mois sans éveiller de soupçon... jusqu'au jour où il fut pris en flagrant délit. Aussitôt conduit devant le Maître Chen, il s'attendait au pire. Le vieil homme paraissait en effet fort mécontent et le ton de sa voix trahissait une certaine irritation :
- "Eh bien, jeune homme, il semble que vous ayez abusé de notre confiance. Vous vous êtes introduit ici dans le seul but d'espionner notre enseignement, n'est-ce-pas?"
- "Effectivement", avoua Yang.
- "Je ne sais pas encore ce que nous allons faire de vous. En attendant, je serais curieux de voir ce que vous avez pu apprendre dans de telles conditions. Pouvez-vous me faire une démonstration?"
Yang exécuta alors un enchaînement avec une concentration et une fluidité telles que le vieux Chen fut profondément bouleversé de voir un reflet si fidèle de son Art. Il se garda bien de manifester son émotion et resta silencieux un long moment avant de déclarer :
- "Ce serait idiot de vous laisser partir avec le peu que vous connaissez. Vous risqueriez de ternir la réputation de notre famille en montrant notre Art de façon incomplète. Le mieux serait que vous restiez ici le temps de terminer votre apprentissage et, cette fois, sous ma direction !"
Demeurant encore de nombreuses années dans la famille Chen, Yang intégra de plus en plus profondément l'Art suprême du Tai Chi. Ce n'est qu'après avoir reçu la bénédiction de son vieux Maître qu'il repartit dans sa province natale.

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A Pékin, où il décida de s'installer pour enseigner son Art, on ne tarda pas à l'appeler 'l'insurpassable Yang". En effet, bien que souvent défié par d'autres professeurs ou par de jeunes champions, il ne fut jamais vaincu. Ses combats contribuèrent à renforcer la réputation du Tai Chi Chuan, d'autant plus qu'il parvenait à neutraliser ses adversaires sans jamais les blesser.

 

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Transmission de Chen Changxing à Maître Yang Luchan ,

  Village de Chen, Chine,