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19/10/2014

SATSUKI OHATA

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Mettre la main à la pâte... ou plutôt le pied !!!

 

SATSUKI OHATA est un designer, illustrateur, programmeur habitant à  Tokyo, au Japon.
Diplômé de l'université d'art design de Tama.
Son idée s'inspire de la fondue savoyarde !!!
Tremper son pied dans le mélange adéquat, sécher entre 200 et 300°C... et hop ! voilà !... de nouvelles chaussures totalement identiques à notre pointure comme une seconde peau, plus besoin de se tracasser... En réalité, il en est au prototype utilisant un moule de pied qui durcit à la température adéquate.

 

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Satsuki Ohata planche sur un kit afin de fabriquer soi-même ses souliers à la maison et de tremper son pied dans la préparation, qui une fois sèche grâce au sèche-cheveux, sera également étanche.

 

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Du coup, facile à personnaliser, en coloris, en design, en décoration.

 

 

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Son idée vient des travaux de Shamees Aden, sur des chaussures bio-synthétiques, imprimées en 3D et qui pourraient s'auto-réparer durant la nuit, mais ceci est encore à l'étude...

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18/10/2014

HISTOIRE DU KATANA

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KATANA
 

 L'ancêtre du katana, le tachi, est l'oeuvre d'Amakuni Yasutsuna, le forgeron qui imagina une lame courbe à un seul tranchant. Initialement, les sabres étaient des lames droites à double tranchant.

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TACHI

 

 


La légende est la suivante :

 



"Un jour, Amakuni et son fils Amakura assistèrent, du seuil de leur magasin, au retour des troupes de l'Empereur. Bien que ce dernier ait l'habitude de venir saluer Amakuni, ce jour-là il l'ignora et passa devant les forgerons sans même leur accorder un regard. C'est alors qu'Amakuni remarqua que de nombreux guerriers revenaient avec des épées brisées.

Bien décidés à arranger les choses, Amakuni et Amakura examinèrent les armes endommagées. Ils en conclurent qu'elles étaient mal forgées et que lorsqu'elles frappaient des surfaces dures telles que les armes ou les armures des adversaires, elles ne résistaient pas au choc. Amakuni repensa alors au dédain exprimé par l'Empereur. Les yeux embués de larmes, il se jura : « Si c'est ainsi qu'ils utilisent leurs armes, alors j'en forgerai une qui ne se brisera pas. »

C'est avec ce serment que Amakuni et son fils s'enfermèrent dans leur forge, et prièrent les divinités Shinto pendant sept jours et sept nuits. Puis, Amakuni sélectionna le meilleur minerai de fer qu'il put trouver et le raffina en acier. Les deux hommes travaillèrent ensuite sans relâche à une tâche qui semblait impossible. Un mois plus tard, ils sortirent épuisés de leur forge, avec une épée qui présentait une lame courbe à simple tranchant. Indifférent aux autres forgerons, qui le déclaraient fou, Amakuni affûta et polit cette nouvelle arme.

Durant les mois suivants, les deux hommes poursuivirent leur travail et forgèrent plusieurs types d'armes améliorées. Au printemps suivant, il y eut une nouvelle guerre. Au retour des Samouraïs, Amakuni vit passer une trentaine d'épées présentant des lames intactes, en parfait état. L'Empereur arriva, sourit et lui dit : « Vous êtes un grand forgeron. Aucune de ces épées que vous avez créées n'a failli dans la bataille. » Amakuni en fut ravi, et il retrouva à nouveau sa joie de vivre.

Il n'y a aucune trace de la date de son décès."

(Source Wikipédia)

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Port du katana et wakizashi


Le katana, l'âme du Samouraï, est issu de ce premier sabre ; c'est une arme à un seul tranchant, portée à la ceinture, tranchant vers le haut en même temps que le wakizashi (identique au katana mais plus petit). Par contre le tachi était utilisé par les cavaliers et se portait lame vers le bas
On appelle daisho l'ensemble des deux sabres.

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PORT DU TACHI

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La fabrication est empreinte de symbolisme et de religiosité.

Voir cette note:LE KATANA... FABRICATION.

 

Tel armurier, telle arme.



Le katana est divisé en plusieurs parties dont les plus importantes sont :


- la tsuka ou poignée avec la kashira (embout, qui peut être utilisé pour frapper)

- la tsuba ou garde avec le sepa et le habaki (empêchant la lame de tomber)

- la lame, elle-même divisée en plusieurs parties.

- le saya (fourreau)

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lexique

 

 

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE KATANA, VOIR CE SITE EN CLIQUANT SUR LE LIEN CI-DESSOUS :

 

l'histoire du sabre japonais  : 1° partie

et 2° partie

 

 LIRE AUSSI

 

 

 

 

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 VOIR AUSSI :

iaitō

bokken

 

suburitō

shinai

shinken

 

17/10/2014

Shirakawa Ryuji

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 Shirakawa Ryuji Senseï est né en 1980. En 1995, à l'âge de 15 ans, il a commencé sa formation en Aïkido avec son père Shirakawa Katsutoshi Shihan, 7ème Dan, qui est également un prêtre Shinto. A 23 ans, il suit Yasuo Kobayashi Shihan 8ème Dan (qui fut également le Maître de son père), en tant que uchi-deshi. Son père l'a encouragé à élargir son expérience en voyageant en Allemagne pour étudier avec Asai Shihan. Aujourd'hui 5ème Dan, Ryuji Senseï enseigne à temps plein dans deux principaux Dojos à Sendai, préfecture de Myagi ainsi que dans un certain nombre de Dojos satellites dans la campagne environnante. Son Aïkido  est fluide et propre. A 34 ans, on ne doute pas que son chemin en Aïkido sera encore long et enrichissant, vu le niveau déjà atteint...

Shirakawa Ryuji Senseï demonstration at the 50th anniversary of Miyagi Prefecture


 Shirakawa Ryuji Sensei summer camp 2014


 

 

Shirakawa Ryuji Sensei summer camp 2013

 


 

ET POUR FINIR

COMPILATION

Kotegaeshi - Shirakawa Ryuji Sensei


14/10/2014

KATA DES 13 MOUVEMENTS DE JO... Morihiro SAITO

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Le kata des 13 mouvements de jo est un kata de jo incomplet, qui a été enseigné à Saito Senseï par le fondateur, à Iwama, avant qu'il n'apprenne le kata des 31 frappes. Ne se souvenant pas de la totalité, Morihiro Saito en a fait un exercice d'entrainement, qui comprend ce qu'il appelle les 11 mouvements séparés de jo. Maître Saito ne les considère pas comme des kumijo.

 

 

13 jo kata morihiro saito


 

13 jo kata à deux.Morihiro Saito


 

 

 

M. Saito Sensei shows 13 Jo Kata, 1973


 

 

Morihiro SAITO 13 JO KATA


13/10/2014

Don Angier Senseï

 

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Le magazine Aïkido Journal vient de signaler la mort de Don Angier Senseï, le jeudi 09 octobre 2014.

Né en 1933 aux États-Unis, il rencontra son Maître Kenji Yoshida, fils de Kotaro Yoshida, qui fut un élève très doué de Sokaku Takeda, soké du Daito-ryu aiki-jūjutsu.

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Yoshida Kotaro

C'est lui qui recommanda Morihei Ueshiba à Takeda Senseï pour le prendre comme élève en Hokkaido. Yoshida Kotaro a également enseigné à Katsuyuki Kondo pour une brève période dans les années 1960. Son fils, Kenji Yoshida, émigra aux États-Unis et forma Don Angier à une forme d'aikijujitsu, YANAGI Ryu .

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Yoshida Kenji


Don Angier Senseï devint Soke de Yanagi-Ryu Aiki Jiu Jitsu, qui peut sans doute être considéré comme un Koryu, bien que la question reste en suspens. Le Yanagi-Ryu est influencé par le Daito-ryu jujutsu et les Arts de la famille Yoshida. Il semblerait également que Kotaro Yoshida était aussi détenteur de plusieurs Densho, diplômes de transmission, reflétant sa compétence dans divers koryu.

Don Angier a étudié le ken jutsu, le yari, le jo, la naginata ainsi que le tai-jitsu...

Il a enseigné le Yanagi Ryu Aiki Jiu Jitsu publiquement de 1955-1988, puis seulement à quelques élèves choisis à son domicile de Long Beach, en Californie .

 

POUR CONNAITRE SON PARCOURS ,

LISEZ L'INTERVIEW SUIVANTE

 

"Ma carrière dans Yanagi Ryu Aiki"

 

 

 

 

Don Angier, Yoshida-ha Shidare Yanagi ryu

 


 

12/10/2014

LE KATANA... FABRICATION

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Dans les montagnes de Shimane, au Japon, berceau de la fabrication du sabre japonais, dans le dernier atelier nitoro tatara, on produit encore comme il y a mille ans le fameux tamahagame, l'acier spécial pour la fabrication du katana : l'âme du Samouraï.

De la production du tamahagame à la forge de la lame, puis avec l'étirement du bloc d'acier en pliage et martelage qui multiplient les couches de métal, pour finalement atteindre entre mille et trente-trois mille couches de moins de un millième de millimètre d'épaisseur, la lame prend forme ; la trempe est la dernière étape avant le polissage qui finit par la pointe de la lame.

Certaines lames sont des chefs-d’œuvre

 

A PARTIR DE 27/10 OTAKE SENSEÏ DU KATORI SHINTO RYU

 

Katana Sabre Samouraï - Fabrication de A à Z


11/10/2014

LES BALLES TEMARI

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Le Temari est d’origine chinoise et a été introduit au Japon il y a environ 5 siècles. Le Temari était à l'origine destiné à confectionner des balles pour enfants à partir de restes de soie de vieux Kimonos, maintenus en boules par de solides coutures.

Comme tout artisanat avec le temps, certains ont produit des pièces uniques, où les coutures originelles sont devenues des broderies, de plus en plus évoluées avec des motifs géométriques complexes et très colorés.

Cet Art nécessite comme dans toutes broderies de la patience, de la dextérité dans le geste et de la précision.

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Traditionnellement, les balles Temari étaient offertes aux enfants par leurs parents à l'occasion du Nouvel An. On pouvait y placer à l'intérieur un petit morceau de papier sur lequel était inscrit un vœu pour l'enfant. D'autres balles pouvaient contenir un grelot, où des grains de riz. Il n’existe pas de taille définie, plus elle sera grande et plus la broderie pourra être spectaculaire…

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Avec la venue du caoutchouc, ils passèrent du jouet d'enfant à l'objet d'art recherché pour son aboutissement dans l'art de la broderie. Ils sont également considérés comme des porte-bonheurs. Les fils de soie de couleurs symbolisent les liens profonds d’amitié ainsi que la loyauté. C'est pour cela que de nos jours les balles Temari sont très appréciées et recherchées.
Sur le net, les photos que l'on trouve proviennent pour la plupart de la collection de Chiyoe Kubota, d’origine japonaise, résidant dans l’Utah aux États-Unis. Sa petite-fille NanaAkua a photographié plus de 500 de ces Temari réalisés par sa grand-mère depuis les années soixante. A plus de 92 ans, elle est considérée comme un Maître dans cet Art.

 

POUR VISUALISER L'ENSEMBLE DE SON ŒUVRE, CLIQUER

SUR LA PHOTO CI-DESSOUS

 

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Chiyoe Kubota Japanese Temari Ball Maker


 

 

IL EXISTE UN LIVRE EN FRANÇAIS POUR CEUX QUI VEULENT TENTER L’EXPÉRIENCE

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CE LIVRE COUTE MOINS DE 10 EUROS

VOUS POUVEZ ÉGALEMENT VOIR LE PDF EN CLIQUANT SUR L'IMAGE, MAIS UN LIVRE EST TOUJOURS PLUS AGRÉABLE !

10/10/2014

LE DOHYO

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La base du dohyo est un carré de 5,50 mètres de côté, de 4,55 mètres de diamètre. Il est légèrement surélevé pour une meilleure vision des spectateurs d'environ 50 à 60 cm.


Jusqu’en 1931, le diamètre était de 3,94 mètres.

Un  dohyo  est l'anneau dans lequel a lieu le combat de Sumo. C'est un cercle de balles de paille de riz, partiellement enterré dans l'argile, qui constitue une plate forme carrée.

Un nouveau Dohyo est construit avant chaque tournoi par le yobidashi, et est détruit à la fin du tournoi.

Au centre, deux lignes blanches, le shikiri-sen derrière lequel les lutteurs doivent se positionner au début du combat. Le tour de l'anneau est finement brossé et sablé.

Le yobidashi doit s'assurer qu'il est propre de toute marque antérieure juste avant chaque combat.

Un toit qui ressemble à celui d'un sanctuaire shinto est suspendu au-dessus du dohyo. Des Glands de couleur (Fusa), sont suspendus aux coins, représentant les quatre esprits de direction.

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Le dohyô -  cet espace étrange

Spirituel - technique - physique et toute la vie d'un homme dans un combat de moins de dix secondes

 

   Le dohyô est un espace étrange. Ce cercle de quelques quatre mètres et demi de diamètre recèle en lui toutes les ressources pour vaincre et, en même temps, autant de pièges qui mènent à la défaite. A partir du centre, la distance à franchir est d'à peine deux mètres vingt-cinq si l’on est expulsé en ligne droite. Et pourtant, quand on tourne en rond le long de sa lisière, on peut continuer indéfiniment sans jamais en sortir. L’espace, aussi délimité matériellement soit-il, est en même temps infini.
    Les premiers facteurs qui conditionnent l’issue du combat se nomment vitesse, poids, force — bref, tout ce qui relève du corps, du "physique". C’est pourquoi je me suis toujours efforcé à tout prix d’augmenter mon poids, et j'ai travaillé ma musculature pour me doter d’une réserve de puissance.
    Quand deux adversaires se trouvent à égalité pour la vitesse et le poids, c’est alors la "technique" qui entre en ligne de compte. Cet aspect repose sur le mouvement de base du Sumô qui consiste à serrer ses coudes contre son corps, à se coller contre l’autre en position basse et à avancer en gardant ses deux pieds en contact avec le sol. Ce sont là des choses simples qui semblent aller de soi, mais, en réalité, il n’est pas si facile d’assimiler ces mouvements d’une manière parfaite, jusqu'à en faire une seconde nature. Une fois cette étape franchie, il convient de créer son style personnel de lutte, qui permet une victoire sûre dès que l’on aboutit à la posture qui vous est propre.
    Bien sûr, c'est important d’étudier la technique de son adversaire, en examinant et réexaminant les bandes vidéo de ses combats, et de réfléchir à la tactique à adopter dès l'assaut initial. Mais, tout cela ne compte que jusqu’au moment du shikiri, ce temps de concentration qui précède le combat. Dès l’instant où l’arbitre, avec son éventail, donne le signal du départ, la réflexion n’est plus assez rapide pour faire face à la situation. Il faut que le corps réagisse spontanément, avant que l’esprit n’aie eu le temps de penser.
    La durée moyenne d’un combat est de cinq à sept secondes. Pendant ce temps, le lutteur ne respire pas. L’homme qui arrête son souffle est capable de déployer en un éclair toute la force contenue en lui.
    Qu’en est-il alors quand le combat se prolonge et que les deux lutteurs s'immobilisent, plaqués l'un contre l'autre ? On me demande souvent ce que je regarde à ce moment-là. La vérité est que je ne regarde rien. Si mes yeux restent ouverts, mon regard, matériellement, doit bien se poser quelque part. Cependant, toutes mes facultés de perception sont concentrées sur le souffle de l’autre. Je guette le moment précis dans le rythme de sa respiration — ce moment décisif où il devient soudain vulnérable — pour l’ébranler par la technique appropriée. Ce facteur temporel est difficile à faire ressentir avec des mots. Même la pensée qui frôle l’esprit est trop lente. Il n’y a pas de place pour penser. A l’instant même où l’on sent le moment venir — ou plutôt, un éclair de temps avant cet instant —, le corps doit réagir.
    Si le "physique" et la "technique" sont de même niveau entre deux protagonistes, c’est le "spirituel" qui intervient. Dans la pratique, il n’existe pas en général de disparité physique ou technique capitale entre des champions confirmés. Dans une lutte entre deux adversaires de force sensiblement égale, ce qui fait la différence entre le ciel et la terre ne peut provenir que de leur énergie morale, de leur combativité et de leur soif insatiable de se dépasser. Quand l’énergie est à son paroxysme, le corps de l’adversaire paraît tout petit. La durée du shikiri, ce rituel de préparation au combat, semble étrangement courte. Si, pendant ces préparatifs, on a conscience en fixant l’autre de vouloir le dominer ou que l’on se sente troublé par son regard, l’état spirituel ne peut pas être qualifié de satisfaisant. Quand on se trouve au summum de sa force spirituelle, on ne fait que contempler l’adversaire en enveloppant du regard l’ensemble de son corps. A celui qui parvient à l’absorber en soi globalement, dans tout son être, comme faisant partie de soi-même, la victoire est acquise d’avance à cet instant précis.

    Une lutte qui ne dure même pas dix secondes, déployée dans un espace qui ne mesure même pas cinq mètres... Mais ce combat symbolise la vie entière du lutteur en cet espace qui cristallise le long cheminement qu’il a parcouru pour parvenir jusque là.
    En portant un regard en arrière sur ma carrière, je ressens de plus en plus fort que le dohyô est un espace étrange.
 

 Tôkyô, automne 1996
    Ce texte est un extrait de l'Album de photos Kirishima, éditions Bunka-sha, Tôkyô.
(c) 1996, Kazuhiro Kirishima
(c) 1998, Editions Philippe Picquier
                                               FABRICATION D'UN DOHYO

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09/10/2014

Entretien avec André Cognard

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André Cognard débute le Judo, le Karaté et l’Aïkido à l'âge de 12 ans. Il pratique également le Kendo. Entre 1965 et 1973, il suit Noro Masamichi et Tamura Nobuyoshi. Il pratique aussi un peu avec Maître Tada ,Maître Asaï, Maître Chiba. En 1973, à l'âge de 19 ans, il rencontre Maître Kobayashi Hirokazu ; suivront 25 années de dévouement à son Maître. Kobayashi Hirokazu est mort en août 1998.
Une période critique, où il envisagea d'arrêter l’Aïkido, fut juste avant de rencontrer son Maître. Étant insatisfait, ne trouvant pas de résonance intérieure entre l’Aïkido et lui, il décida l'aller voir le seul Maître en Europe qu'il ne connaissait pas :André Nocquet. Il se donna trois mois, puis au bout de ce temps, il alla voir Maître Nocquet pour lui dire qu'il arrêtait l’Aïkido. Celui-ci lui conseilla d'attendre le lendemain la venue d'un expert Japonais Maître Kobayashi et que cela risquait de correspondre à ses attentes... Il venait de trouver son Maître !

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André Cognard et son Maître Kobayashi Hirokasu


André Cognard a commencé à enseigner l'Aïkido quand il avait 15 ans. Il devint enseignant professionnel d'Aïkido en 1976.
Avant sa mort, Maître Kobayashi a donné des directives sur ce que devait être le Kokusaï Aïkido Kenshukaï, groupement pour transmettre sa vision de l’Aïkido. On pourrait traduire par « Groupe de Recherche international sur l'Aïkido ».
Le nom complet est « Kokusaï Aïkido Kenshu-kaï Kobayashi Hirokazu Ha »

Il reçut le 8ème Dan de son Maître Kobayashi Hirokazu juste avant sa mort.

 

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O Senseï Ueshiba et Kobayashi Senseï

 

L'ENTRETIEN QUI VA SUIVRE, ISSU D’AÏKIDO JOURNAL, A EU LIEU EN JUIN 2013.

 

 

"Entretien avec André Cognard (1)", par Stanley Pranin

 

"Entretien avec André Cognard (2)", par Stanley Pranin

 

 

2 mains = 2 meguri - Aikido Kobayashi


 

 

 

Cognard Shihan démonstration 5e NAMT 2011 - 1/2


 

 

 

Cognard Shihan démonstration 5e NAMT 2011 - 2/2


 

08/10/2014

CONTES ET RECITS DES ARTS MARTIAUX

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Yang Luchan (1799-1872 )

 

Le voleur de Connaissance



Né au début du XIX°siècle dans une famille paysanne du Ho-Pei, le jeune Yang Lu Chan n'avait qu'une passion : le Chuan-Shu, l'Art du poing. Ayant fréquenté assidûment dès son enfance les écoles d'Arts Martiaux de sa province, il avait atteint très tôt le rang d'un expert réputé. Mais les styles qu'il avait pratiqués jusque-là ne le satisfaisaient pas. Il avait conscience que, depuis la destruction du monastère de Shaolin, l'Art du poing avait lentement dégénéré en une méthode de combat qui faisait une trop grande place aux recettes techniques et à la force musculaire. Malgré ses recherches dans tous les recoins du Ho-Pei, il ne parvenait pas à y découvrir un Maître susceptible de lui enseigner un Art plus profond qui déboucherait sur la voie de l'harmonie. Son désespoir prit fin quand il entendit parler du Tai Chi Chuan, Art qui commençait à se populariser dans une autre province : le Honan.
Abandonnant ses parents et amis, Yang entreprit un voyage à pied de plus de 800 kilomètres pour se rendre dans la patrie de l'Art qu'il désirait étudier. Dès qu'il le put, il se fit admettre dans les milieux fermés des pratiquants de Tai Chi. Au cours des conversations qu'il eut avec ceux-ci, un nom revenait souvent à ses oreilles : celui du Maître Chen Chang Hsiang. Cet homme passait pour celui qui, à l'époque, avait le plus haut "Kung fu", c'est-à-dire la plus grande expérience. Mais, hélas, le Maître Chen enseignait exclusivement aux membres de sa famille, dans le plus grand secret.

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Ch'en Chang-hsing (1771–1853)

 


Yang pensa qu'après un si long voyage, il méritait d'étudier avec le meilleur. Adroitement, il réussit à se faire engager dans la famille Chen comme serviteur. Chaque jour, il se débrouillait pour épier en cachette l'entraînement familial sous la conduite du patriarche. Soigneusement dissimulé, il observait attentivement les mouvements, il buvait les paroles et conseils du Maître. Pendant une partie de la nuit, quand tout le monde dormait, il s’exerçait à refaire ce qu'il avait vu dans la journée et à polir inlassablement les enchaînements qu'il avait appris les jours précédents.
Son espionnage se poursuivit plusieurs mois sans éveiller de soupçon... jusqu'au jour où il fut pris en flagrant délit. Aussitôt conduit devant le Maître Chen, il s'attendait au pire. Le vieil homme paraissait en effet fort mécontent et le ton de sa voix trahissait une certaine irritation :
- "Eh bien, jeune homme, il semble que vous ayez abusé de notre confiance. Vous vous êtes introduit ici dans le seul but d'espionner notre enseignement, n'est-ce-pas?"
- "Effectivement", avoua Yang.
- "Je ne sais pas encore ce que nous allons faire de vous. En attendant, je serais curieux de voir ce que vous avez pu apprendre dans de telles conditions. Pouvez-vous me faire une démonstration?"
Yang exécuta alors un enchaînement avec une concentration et une fluidité telles que le vieux Chen fut profondément bouleversé de voir un reflet si fidèle de son Art. Il se garda bien de manifester son émotion et resta silencieux un long moment avant de déclarer :
- "Ce serait idiot de vous laisser partir avec le peu que vous connaissez. Vous risqueriez de ternir la réputation de notre famille en montrant notre Art de façon incomplète. Le mieux serait que vous restiez ici le temps de terminer votre apprentissage et, cette fois, sous ma direction !"
Demeurant encore de nombreuses années dans la famille Chen, Yang intégra de plus en plus profondément l'Art suprême du Tai Chi. Ce n'est qu'après avoir reçu la bénédiction de son vieux Maître qu'il repartit dans sa province natale.

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A Pékin, où il décida de s'installer pour enseigner son Art, on ne tarda pas à l'appeler 'l'insurpassable Yang". En effet, bien que souvent défié par d'autres professeurs ou par de jeunes champions, il ne fut jamais vaincu. Ses combats contribuèrent à renforcer la réputation du Tai Chi Chuan, d'autant plus qu'il parvenait à neutraliser ses adversaires sans jamais les blesser.

 

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Transmission de Chen Changxing à Maître Yang Luchan ,

  Village de Chen, Chine,