Weboscope mesure d'audience, statistiques, ROI
Classement des meilleurs sites et positionnement

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/01/2014

BERNARD PALMIER

aikido montlucon asptt,bernard palmier



Bernard Palmier
Biographie de Bernard Palmier

Bernard Palmier a débuté l’Aïkido à treize ans avec Guy Lorenzi, élève de Maître Tadashi Abe.

A dix-huit ans, il découvre l’Aïkido de Maître Tamura et de Maître Noro. Il restera un élève assidu de l’Institut Noro à Paris pendant six ans. Lorsque Christian Tissier rentre du Japon, Bernard Palmier devient son élève. A son contact, il fait la connaissance de Maître Yamaguchi dont il sera le disciple pendant vingt ans.

A son tour Bernard Palmier part au Japon, il a vingt-six ans et il est deuxième dan. Il étudie pendant cinq ans avec tous les experts de l’Aïkikaï de Tokyo, mais plus particulièrement avec Maître Kishomaru Ueshiba (Doshu) et Maître Seigo Yamaguchi.

En 1982, il revient en France, il est 3ème dan. Tout en exerçant son métier de consultant en entreprise, il ouvre son Dojo et la Fédération Française d’Aïkido (FFAAA) lui confie la direction technique de la Ligue Ile de France. Il continue à pratiquer avec Christian Tissier, retourne régulièrement à l’Aïkikaï de Tokyo et suit scrupuleusement l’enseignement de Maître Yamaguchi.

Il obtient le 4ème dan, puis le 5ème dan par la FFAAA. Les grades Aïkikaï correspondant lui sont attribués par Maître Yamaguchi et Christian Tissier. En 1996, à quarante-six ans, il obtient le 6ème dan. Un an plus tard, par l’intermédiaire de Christian Tissier, il reçoit le grade Aïkikaï des mains du Doshu, Kishomaru Ueshiba Senseï.

Bernard Palmier met ses compétences pédagogiques au service de l’Aïkido et de la FFAAA. Depuis 25 ans, il contribue largement au développement de la formation continue des enseignants en organisant et en dirigeant des écoles de cadres, en co-animant avec Franck Noël (7ème dan) les stages nationaux d’enseignants.

Depuis quelques années, Frank Noël a laissé sa place à Arnaud Waltz.


Le 1er septembre 2007, la Commission Nationale des grades lui décerne le 7ème Dan. En 2008, Bernard Palmier est nommé Président du Collège Technique National...

A compter de cette année, il laisse sa place de DTR de la Ligue d’Ile de France à MARE SEYE.

 dernière minute :

L'AÏKIKAÏ DE TOKYO VIENT DE DÉCERNER LE 7 °DAN AÏKIKAÏ ET LE TITRE DE SHIHAN A BERNARD PALMIER.


 

Interview de Bernard Palmier par Léo Tamaki en cliquant sur la photo ci-dessous

NAMT 2010: Bernard Palmier, 7° dan d'Aïkido



site de bernard palmier dont est tirée la biographie

 

Tous les ans, il anime un stage d'été à Autrans, depuis plus de trente ans.

 


28/01/2014

ANDRE NOCQUET ET KISSHOMARU UESHIBA... ENTRETIEN

 

 

Cet article tiré du site de la GHAAN est malheureusement toujours d'actualité... Mais quand cesserons-nous notre corporatisme à l'excès ?!

 

La Richesse des Différences

Dialogue entre André Nocquet et Kisshomaru Ueshiba, second doshu.

Au moment où le Ministère de la Jeunesse et des Sports souhaite vivement la réunification de l'Aïkido Français, la réponse que fît le DOSHU au cours d'une interview à TOKYO est une invite à accueillir et à reconnaître comme "partenaires", d'abord ceux qui nous ressemblent, mais surtout les "AUTRES", ceux qui sont différents de nous, par leur origine, leur style, leur grade, leur âge, leur ancienneté, leur morphologie, leur façon de "Vivre l'Aïkido".

Nous tous, AÏKIDOKA de FRANCE, que nous appartenions à la Fédération Française d'Aïkido et de Budo ou à la Fédération Française d'Aïkido Aïki-Budo et Affinitaires, l'occasion est offerte, grâce à la déclaration de DOSHU, de vérifier l'acuité de notre regard et la finesse de notre écoute pour le respect absolu de nos "Différences".

Question posée à Maître KISSHOMARU UESHIBA

J'aimerais vous demander ce que vous envisagez pour l'avenir de l'Aïkido au niveau international. Je comprends que le but actuel de la Fédération Internationale d'Aïkido est de répandre une méthode d'enseignement unique pour servir de base à ce qu'on peut appeler l'Aïkido véritable. Il y a de nombreux Maîtres qui excellent au HOMBU DOJO en utilisant une technique personnelle. Dans ces conditions, comment à votre avis le véritable Aïkido peut-il se répandre à travers le monde avec une méthode d'enseignement uniforme ?

Réponse de Maître KISSHOMARU UESHIBA

Eh bien ! je pense que répandre une méthode d'enseignement unique ou quelque chose de la sorte est secondaire. Le but essentiel de l'Aïkido est d'atteindre l'amitié par le biais de cette discipline. Le but de la Fédération Internationale d'Aïkido est avant tout de répandre et de développer L 'AMITIÉ INTERNATIONALE".

Attaquer quelqu'un en déclarant "Ce que vous faites est faux", ou "vous ne devriez pas pratiquer de la sorte, ce n'est pas le véritable AïkiDo", est quelque chose à éviter.

Donc, si les uns pratiquent avec des "différences techniques", il s'avère cependant que tous pratiquent avec leur style propre, conscients de l'Unité qui les relie à la Fédération.

J'espère par-dessus tout que par le biais de l'Aïkido, chacun s'y rencontrera et fera "FI" des différences de style et de technique ainsi que des nationalités de ceux qui ont conçu des méthodes d'enseignement différentes et dont la pratique est quotidienne.

Dans le but d'améliorer les "TECHNIQUES", il est nécessaire de modifier petit à petit les méthodes d'enseignement. Je ne pense pas que nous ferons quelque chose d'insensé comme de commencer à fixer un cadre au mur avant d'y intégrer l'image ! La VOIE de l'Aïkido réside avant tout dans la "Spontanéité" et le "Naturel" de chaque pratiquant.

Les "TECHNIQUES" de l'Aïkido sont à l'infini et comportent de multiples facettes. Bien qu'elles semblent séparées en fonction du Style particulier de chaque Expert, il existe cependant une UNITÉ entre elles et un ORDRE. C'est en considérant L’UNITÉ de ces "TECHNIQUES" que réside la beauté de l'Aïkido.

Voilà pourquoi nous n'avons pas l'intention d'englober l'Aïkido dans une "STRUCTURE", qu'elle soit politique, idéologique ou économique, c'est à dire construire une organisation pour tout y inclure. Le but de la Fédération Internationale d'Aïkido est avant tout de répandre et de développer L’AMITIÉ INTERNATIONALE.

Conclusion

Grâce au point de vue exprimé par le DOSHU K. UESHIBA cette similitude des Aïkidoka qui pratiquent dans le Monde un art et un sport est rassurante et reposante. Elle apparaît comme le signe de l’Unité IDÉALE, c'est à dire la reconnaissance aux "AUTRES" de leur droit à la "DIFFÉRENCE". Elle les pousse à s'organiser pour être capables de l'exercer effectivement.

C'est l'attitude de tolérance que nous propose Le DOSHU KISSHOMARU UESHIBA, une "VUE PLURALISTE" de l'Aïkido, ouvrant à l'expression des différentes sensibilités et des divers courants de pensée de quiconque aime l'indépendance et la liberté.

Le Maître Morihei UESHIBA, lui-même, avec sa grande expérience des hommes et du monde, n'ignorait pas que des "GROUPES" naîtraient et se combattraient à cause des "DIFFÉRENCES DE TECHNIQUES " des experts. Comme son Fils Kisshomaru, il insistait, en déclarant que ces "Différences de Style" étaient SECONDAIRES, et que seuls "L'ESPRIT D’AMITIÉ SINCÈRE" et le respect absolu de chaque Expert étaient essentiels.

Le Maître était contre la codification des "TECHNIQUES" en "MÉTHODE". Avec une "Méthode" disait-il, "Il n'y a plus d'originalité dans la création d'un 'Geste'. Il ne reste que la maîtrise de gestes figés". L'Aïkido, selon le Maître-Fondateur, est avant tout "LIBERTÉ" "INDÉPENDANCE" et la codification des "TECHNIQUES" en "MÉTHODE" se fait au détriment de la liberté individuelle et de la volonté d'expression de chaque pratiquant.

Pour un débutant, certes, une classification est utile comme "AIDE-MÉMOIRE", mais elle devient vite un "Barrage" diamétralement opposé au concept de spontanéité dans l'application d'une "Technique". "Il faut apprendre pour désapprendre" disait le Maître, c'est à dire, abandonner les "STRUCTURES".

Le Maître avait créé l'Aïkido pour les Intellectuels, de manière à les "dés-intellectualiser".

Maître SAOTOME, que j'ai bien connu à ses débuts à l'AÏKIKAÏ en 1955, a déclaré récemment dans la revue "KARATÉ" nº 11O : "Il faut bien voir que les gens qui viennent à l'Aïkido n'ont pas tous les mêmes motivations, ni la même structure physiologique. Chacun apprend une forme de Base, mais l'adapte en fonction de ces données".

Monsieur Jean-Paul AVY, dans une organisation Fédérale a dessiné les perspectives de structure, permettant aux Experts d’Écoles d'Aïkido différentes de conserver leur originalité, morale, spirituelle et technique.Il a créé les conditions d'une conjonction harmonieuse des grands courants techniques, en garantissant la richesse d'enseignements différents. Cette conception marie l'UNION et la LIBERTÉ et rejoint entièrement le point de vue de DOSHU Kisshomaru UESHIBA, concernant le développement de l'Aïkido dans le Monde.Au moment de la création d'une Fédération Française d'Aïkido UNIQUE, il nous serait utile, dirigeants et pratiquants de nos deux Organismes, de méditer ces quelques Orientations, plutôt que de feindre de les ignorer, comme nous avons tendance à le faire pour ce qui nous dérange, pour ce qui nous fait peur.

En Aïkido, il faut dépasser notre peur, pour aller vers ceux qui en sont la cause. Nous avons peur des " AUTRES", parce qu'ils ne sont pas comme nous, c'est pourtant pour cela qu'ils sont une "RICHESSE", pour nous.

N'ayons pas peur de ceux qui ne nous ressemblent pas et dont les propos ont des résonances inconnues à notre niveau d'entendement. C'est avec "EUX-MÊMES" que nous sommes appelés à nouer des relations nouvelles et fructueuses. Découvrir que les "AUTRES" sont nos "SEMBLABLES" en dépit de leurs "DIFFÉRENCES" voilà l'essentiel de la pensée profonde du Fondateur de l'Aïkido, O SENSEÏ Morihei UESHIBA. Nous découvrirons alors : LA RICHESSE DE NOS DIFFÉRENCES.

27/01/2014

stage de CHRISTIAN MOUZA DU 26/01/2014

C.Mouza.PNG

Ce week-end a donc eu lieu le stage de Christian Mouza.

Samedi, plus d'une quarantaine d'enfants et professeurs de la ligue ont bénéficié de son expérience pour envisager l’Aïkido avec les enfants. Le lendemain dimanche, ce fut un peu moins de quarante pratiquants qui se sont retrouvés, pour aborder un travail de sensations, de prises de contact et d'aspirations, aboutissant à un déséquilibre de uke dans le relâchement...

Ensuite un travail avec le tanto, tout aussi subtil. Un petit plus avec une manière très surprenante du travail de Saotome Senseï dans le relâchement et l'utilisation de n'importe quelle partie du corps pour déséquilibrer le partenaire. Également en fin de cours, un travail avec deux tanto...

De contact facile, Christian Mouza a répondu à nos questionnements amicalement et avec le sourire. Merci pour tout cela.

En fin de stage, il a remis les diplômes de 2°Dan et 1°Dan à deux pratiquants du club de Vichy.

Bravo pour leur travail.

 

Quelques photos du stage

 

Cliquer sur la photo pour l'agrandir

 

DSC_0030[1].jpgDSC_0048[1].jpgDSC_0051[1].jpg

 

 

 

DSC_0050[1].jpgDSC_0039[1].jpgDSC_0035[1].jpg

 

 

 

DSC_0063[1].jpgDSC_0065[1].jpgDSC_0060[1].jpg

 

 

 

cm2.PNGcm3.PNGcm4.PNG

 

 

 

 

 

 

site de Christian Mouza

 

 

 

kata dori et gyakku hammi katate dori




PLUS DE PHOTOS CI-DESSOUS

lien pour les photos du journal "La Montagne"


24/01/2014

FRANCK NOËL

 

 

Prochain stage

 

http://aikido.noel.pagesperso-orange.fr/documents/pau.jpg

 

Voici une interview de Franck Noël par Aïkidojournal pour

 

en savoir un peu plus sur

son parcours.

 

Nous ne trouvons que 3 vidéos de Franck Noël sur You Tube. Ceci est dû au fait qu'il ne souhaite pas être filmé, préférant la vision de l'instant... mais quand même cela nous aiderait un peu !!!

 

Cliquer sur l'image pour accéder au contenu de l'interview.

 

23/01/2014

JEAN-MICHEL MERIT

Pour ne pas l'oublier !

Né en 1955, Jean-Michel Mérit commence l’aïkido à Saujon fin 1972. Travaillant pour la SNCF, il se retrouve à Paris et devient un élève de Christian Tissier en 1979 et durant plus de 20 ans. En 1980, sa rencontre avec Yamaguchi Senseï lui a laissé des sensations et émotions exceptionnelles. En 1984, Saotome Senseï est un autre catalyseur dans sa progression, il découvre grâce à son enseignement des valeurs philosophiques et spirituelles... Il participe à chacun de ses stages et devient son uke favori au stage d'été du Vigan. Endo Senseï ne le laisse pas indifférent et le relie à Yamaguchi Senseï. C'est grâce à Christian Tissier qu'il rencontre tous ces Maîtres.
DTR de la région Poitou-Charentes, il devient 6°Dan Aïkikaï en 2004.


Malheureusement, il décède le 17 octobre 2008.


Ceci est simplement un petit rappel pour ceux qui ne le connaissaient pas. Aujourd'hui, son enseignement continue à travers l'association Inazuma Kaï .

 

Pour en savoir un peu plus, lisez cet article consacré à Jean-Michel Mérit.

 

 Aïkido Magazine juin 1999

pour voir l'article en pdf, cliquer sur la photo du magazine

PDF - 2.4 Mo

Jean Michel Mérit, interview temple sur lot 2002



22/01/2014

SAOTOME MITSUGI

Cet article paru dans les dossiers de Karaté Bushido est le hors série n°1 de Mai/Juillet 2005.

Sur les photos  uke : Jean Michel Mérit (article de demain)

"O Senseï avait l'habitude de dire : "La voie du budo est la voie qui établit l'harmonie". Aujourd'hui, le mot et l'image du budo perdent de leur sens originel, et se limitent bien souvent à l'ensemble des arts martiaux et militaires. Alors qu'O Senseï disait : " Bu est amour".

Le plus haut niveau de conscience du Budo, tel qu'il a été enseigné par les grands maîtres est la protection de la vie..." Saotome Senseï nous rappelle le principe originel de l’Aïkido  qui est de protéger et de favoriser l'épanouissement de chacun dans la société... Et pour cela, nous devons commencer par nous-même.

 

JPEG - 37.9 ko

 

CLIQUER 2 FOIS SUR L'ARTICLE POUR AGRANDIR

aikido,montlucon asptt,saotome mitsugi

aikido,montlucon asptt,saotome mitsugi

aikido,montlucon asptt,saotome mitsugi

aikido,montlucon asptt,saotome mitsugi

Saotome Shihan Seminar 2013


Saotome Shihan Seminar 2013 Video 2


 

17/01/2014

MINORU MOCHIZUKI

 

Minoru Mochizuki 03

MINORU MOCHIZUKI

 

Né le 11 avril 1907 d'une famille de Samouraïs, Minoru Mochizuki Shihan a commencé à étudier le Judo à l'âge de 6 ans à la suite d'un déménagement de sa famille à Tokyo. Il s'est éventuellement retrouvé dans le dojo du maître Tokusanbo, le Kendokan, où il pratiquait le Judo. Dans cette même période, il a aussi pratiqué du Gyokushinryu Jujutsu avec Sanjuro Öshiam et du Kenjutsu avec un ex-samouraï. En 1926, il s'est inscrit au Kodokan, dojo de Jigoro Kano Shihan. Il est rapidement devenu un disciple particulier de Kyuso Mifune (10e dan de Judo) à tel point qu'il demeurait chez lui.

 

C'était un temps de pleine expansion pour le Kodokan. Kano Shihan encourageait ses élèves à étudier d'autres disciplines. À cette époque, Minoru Mochizuki Shihan commença l'étude du Katori Shintoryu (entre autres : le Iaï, le Ken, le Bo, le Naginata), du Jujutsu avec Takaji Shimizu au Dojo Mumon et du Kendo au dojo Yushinkan avec Hakuko Nakayama Shihan. Voyant qu'il maîtrisait rapidement ces arts, Jigoro Kano Shihan l'a envoyé étudier au dojo Kobukan sous Morihei Ueshiba Soke. En plus de la tâche évidente d'en apprendre le plus qu'il pouvait, il devait aussi rapporter régulièrement à Kano Shihan un compte rendu de son entraînement et ses progrès.

Mochizuki Ueshiba

 

Au cours de ces rapports et en écoutant les explications de son maître, ils en sont venus à discuter de la meilleure façon d'utiliser l'énergie physique et mentale. Mochizuki Shihan s'est souvenu du sutemi-waza du Gyokushinryu Jujutsu et trouva qu'il représentait parfaitement la façon d'atteindre ce but. Il s'est donc concentré à choisir les techniques de Judo, d'Aïkido et des nombreux autres arts martiaux qu'il avait étudiés pour en tirer celles qui représentaient le mieux les idées de Jigoro Kano. De là est né ce qu'il nomma le Yoseïkan Budo.

 

En novembre 1931, il a ouvert son propre dojo, le Yoseïkan, dans la ville de Shizuoka. Morihei Ueshiba Soke (fondateur) lui a attribué, en juin 1932, deux parchemins de Daïtoryu. Peu de temps après, il a vécu pendant cinq ans en Mongolie où il était instructeur des arts martiaux japonais et il a, à son tour, étudié les arts martiaux chinois.

 

Il fut le premier à enseigner l'Aïkido en Occident lors de son voyage en France comme instructeur de Judo en 1951. Il a ensuite été instructeur de Judo et d'Aïkido à Saigon, au Vietnam, en 1973. A partir de 1976, il a donné chaque année une lecture au Kodokan pour les élèves avancés. Il s'est aussi présenté à la deuxième "Démonstration de l'Amitié", tenue le 25 octobre 1986.

 

Il a longtemps demeuré à Shizuoka, au Japon, au-dessus de son dojo, le Yoseïkan. Il a ensuite vécu quelques années en France, avec son fils, près d'Aix-en-Provence où il est décédé en mai 2003.

A lui seul, il totalise plus d'une cinquantaine de grades dans différentes disciplines.

(Aïkido, Nihon jujutsu, Judo, Katori Shinto ryu, Iaïdo, Karaté, Kendo)

 

 

Interview de Minoru Mochizuki, 1ère partie

 

 

Interview de Minoru Mochizuki, 2ème partie

 

 

Interview de Minoru Mochizuki, 3ème partie

 

Best of the Friendship Demonstrations 1985-1986-1987, part 11


 

 

Mikonosuke Kawaishi, Minoru Mochizuki and André Nocquet


 

....

 

bibliographie tirée du site de l'Association Canadienne d'Aïkido Mochizuki

15/01/2014

FRANCK NOËL...

CET ARTICLE ÉCRIT PAR FRANCK NOËL EST COMME TOUS SES ARTICLES, EMPREINT D'UNE RÉFLEXION POINTUE ET D'UNE EXPÉRIENCE PERSONNELLE HORS NORME.

C'EST UN SOUFFLE D’ESPÉRANCE !

article tiré de son site ici

 


Arrêter de souffler




Dans les milieux des chroniqueurs de Jazz, circule une anecdote.
A l'époque, John Coltrane jouait dans la formation de Miles Davis et, malgré la notoriété déjà plus affirmée de ce dernier, une certaine rivalité entachait les relations entre les deux hommes dont la sensibilité musicale était, par ailleurs, assez contrastée.
Un soir, John, au moment de son "chorus", se lance dans une improvisation aussi alambiquée qu'interminable, faisant hurler, chanter, gémir, grincer tant et plus son saxophone... sous le regard de plus en plus lourd de Miles, inquiet de se voir ravir la vedette mais aussi d'entendre la volubilité sans limite de son compère mettre à mal son goût pour l'ellipse et l'allusion.
La prestation se termine néanmoins en sauvant les apparences.
Plus tard, John, s'adressant à Miles, lui dit quelque chose comme : "tu sais, tout à l'heure je me suis embarqué dans un drôle de truc, je ne savais vraiment pas comment m'en sortir !"
Et Miles de lui répondre: "Est-ce que tu as pensé à arrêter de souffler ?"
Imparable.

"Arrêter de souffler"... Le parallèle que l'on peut tenter avec notre discipline ne doit évidemment pas nous encourager à pratiquer en apnée, mais à envisager l'idée de renoncement, d'abandon, de lâcher-prise. L'idée que, parfois, c'est en arrêtant d'essayer que l'on résout un problème, que la solution peut se trouver dans le moins et non dans le plus.

Sur le plan technique, les exemples sont innombrables où, essayant seulement de faire toujours plus fort ou toujours plus vite, l'obstination que l'on met à s'enfermer dans une tentative toujours renouvelée et toujours aussi peu concluante, nous aveugle totalement aux autres directions, aux autres approches, ou tout simplement à la réalité que nous propose le partenaire.
C'est bien alors en renonçant à ce qu'on essayait de faire que l'on se bonifierait.
On se représente bien l'image du mur sur lequel on s'échine à pousser au lieu de le sauter, de le contourner, de creuser dessous ou... de faire demi-tour car peut-être n'était-ce tout bonnement pas par là qu'il fallait passer. Et d'ailleurs, sommes-nous sûrs de là où nous allons ?
Dans un autre registre, le professeur s'entend souvent poser la question : "qu'est-ce que je dois faire pour me relâcher ?" laissant à supposer que se relâcher nécessiterait un effort supplémentaire, demanderait quelque chose de plus à faire..., sans envisager la possibilité d'en faire moins.

Contester la toute puissance du volontarisme est une idée tout à fait banale et depuis longtemps déjà la tradition orientale nous a appris à admirer la stratégie en "non-vouloir" de l'eau qui coule simplement là où il n'y a pas d'efforts à faire et qui, pourtant, finit par tout emporter sur son passage.
Le vide du Zen, la purification ou neutralité du Shinto nous évoquent la même réalité : faire abstraction de soi-même, de son ego, de sa volonté, de ses intentions ou aspirations pour simplement se couler dans la situation. Ne rien essayer de faire en particulier pour faire bien ce qu'on va être amené à faire sans jamais l'avoir vraiment décidé. Ces traditions nous encouragent à nous élaguer, à nous simplifier, à diminuer notre volume, à nous réduire à l'essentiel, à ce qui nous fonde véritablement comme être humain au lieu de nous complaire dans des personnalités de plus en plus complexes et boursouflées, toutes bardées d'ambition et de volonté de s'imposer. Car, d'une certaine manière, ces traditions considèrent que ce qui est véritablement humain en nous est justement notre part de divin et qu'en tant que telle, cette part de nous-même saura adopter la conduite adéquate.
Dans cette logique, la recherche de l'adepte ne sera pas une tentative d'accumulation de compétences mais l'acceptation d'un dépouillement de toutes ses aspérités particulières.
L'idée est banale mais son usage à bon escient l'est moins.
Dans le cadre de notre pratique, les concepts de sobriété et de simplicité, de la technique comme des personnes qui la font vivre, nous sont familiers, tout comme ceux de disponibilité et d'adaptation qui nécessitent bien une écoute, c'est-à-dire une présence en creux, abandonnant ses velléités à court terme pour mieux avancer dans la perspective.
Et c'est là justement que réside toute la difficulté et toute l'ambiguïté de cette conduite : comment réussir à avancer dans la perspective sans même avoir voulu s'y engager ? Comment être neutre dans sa recherche de neutralité ?
Et ça n'est pas tout : comment concilier ce lâcher-prise, cet abandon, avec d'autres valeurs qui sont aussi les nôtres telles que l'engagement, la persévérance, la détermination ou la clarté d'intention ? Faut-il renoncer à l'engagement ou s'engager à renoncer ou bien même renoncer à renoncer?
Car il a bien fallu s'engager dans la volonté de se bonifier pour marcher sur la voie. Dès lors, le renoncement est-il le bout du chemin, l'objectif (mais un objectif fait de vide et non de plein, sorte de négation de l'idée même d'objectif) ? Ou bien est-il la condition, le moyen, pour avancer sur ce chemin ? Renoncer à l'idée de se bonifier est-il nécessaire pour se bonifier ? Ou bien faut-il persévérer dans cette idée de bonification pour parvenir à renoncer ?

Bon.
Arrêtons de souffler car nous n'avons pas de réponse.

Toutefois, si nous plaçons le débat à un niveau plus humain, en "renonçant" à notre souci de perfection et d'absolu, le parallèle avec la musique peut peut-être nous aider :
La remarque de Miles nous rappelle que le silence fait partie de la musique. Mais elle ne nous engage nullement à ne jamais souffler dans notre trompette. De même, un danseur pourrait nous dire que l'immobilité fait partie du mouvement ; il n'en continuerait pas moins à étudier comment bouger. Un bon journaliste, quant à lui, sait que c'est justement lorsqu'il se tait, pour laisser parler son interlocuteur interviewé, qu'il est le plus intéressant ; il doit pourtant continuer à peaufiner ses questions.
Le bon usage de tous ces outils est de savoir les doser et les rythmer, d'avoir recours aux uns pour faire entendre les autres, de savoir jouer sur les alternances, les échanges, parfois sur la rupture, parfois sur la continuité, d'être parfois la corde qui vibre, parfois le résonateur...
La carrière, le parcours, de ces artistes et de ces artisans sera fait d'expérimentation sur la combinatoire de leurs outils, sur la valeur et la place respective à leur accorder. Il y aura de la routine, des échecs, des impasses, mais aussi des moments de grâce, de grande lucidité et de découverte.
Il semble bien que notre Aïkido nous fasse voyager dans un paysage tout à fait semblable.
On ne peut sans doute pas démêler théoriquement la question de savoir s'il faut d'abord se vider pour se remplir ensuite ou l'inverse. Mais l'expérience nous dit bien deux choses qui semblent contradictoires : qu 'il y a clairement un certain nombre de choses à acquérir de manière volontaire et systématique mais aussi que nos habitudes, les bonnes comme les mauvaises, nous tiennent enchaînés et qu'il faut savoir y renoncer pour franchir de nouveaux paliers, et ce, à tous les stades de la progression.
Quelle leçon tirer de tout cela?
Peut-être tout simplement de garder à l'esprit ces deux facettes du "travail": en plus, en positif, en plein, en insistance, mais aussi en moins, en négatif, en creux, en renoncement.
Et continuer à jouer...

Vous aussi, Miles et John, s'il vous plaît,
continuez à jouer pour nous
votre musique
faite de silences et de notes
chevauchant allègrement
vos rythmes magiques...

Nous sommes encore loin d'avoir fait le tour du problème.


Franck NOËL

 

 

14/01/2014

TADESHI YAMASHIMA

 

Merci au site  TEN CHI BUDOKAN pour la biographie de

Yamashima Tadeshi Senseï repostée ci-dessous :

cliquer sur le lien pour voir ce site

 

 

 

Takeshi Yamashima -à Areyns/Barcelona 2008.

Takeshi Yamashima Senseï est né au Japon le 12 Septembre 1942. Il a commencé son parcours dans les arts martiaux dès sa « prime » jeunesse par l’étude et la pratique de la lutte et du Sumo car après la deuxième guerre mondiale, les distractions et les activités sportives étaient rares au Japon et parmi les « jeux » de l’époque dispensés à l’école, la lutte et le Sumo étaient prédominants.

Il a aussi beaucoup pratiqué le Kendo lorsqu’il était au lycée.

Yamashima Senseï a débuté l’Aïkido à l’âge de 18 ans à l’université avec les maitres Yamada et Arikawa.

Il a connu et a également pratiqué avec O Senseï Morihei Ueshiba (le créateur de l’Aïkido) pendant 8 ans, puis à la mort de O Senseï, il a suivi les cours d’autres grands Maîtres comme Seigo Yamaguchi Senseï (dont il a été de nombreuses années « Uke »), Saotome Senseï; Osawa Senseï et enfin Masuda Senseï.

Yamashima Senseï enseigne aujourd’hui à Tokyo dans un dojo situé dans le quartier de Chiyoda (au centre de Tokyo) ainsi qu’au rez-de-chaussée de son domicile aménagé en dojo où de nombreux élèves Japonais et étrangers suivent son enseignement et pour certains d’entre eux depuis plus de 30 ans.

C’est en novembre 2002 qu’il est venu pour la 1ère fois en France pour diriger une série de stages tout d’abord à Marseille puis à Rosny-sous-Bois (93) et enfin à Bordeaux. Depuis, à l’invitation d’Alain Guerrier, Philippe Grangé et José Laroncelle, il nous rend visite chaque année.

Yamashima Senseï est également invité pour diriger des stages internationaux dans d’autres pays notamment en Angleterre, aux États-Unis, à Hawaï, en Suisse, en Hollande, en Suède…

 

 

il existe une interview de Yamashima Senseï faite pour "aïkido journal" par Stéphane Benedetti

Il nous parle du relâchement, du travail des hanches... de tout le corps, du lien avec le sabre du Shinkage Yagyu Ryu... A lire !

cliquer sur l'image pour ouvrir le fichier pdf

 

 

Yamashima Senseï - Open and Close - Manchester 2008



 

 

 

Yamashima Senseï in Antwerp 2012


 

 

Yamashima Senseï - Relax - Manchester 2008


 

 

Yamashima Senseï, boulouris 2012, aïkido le luc.



13/01/2014

SEISEKI ABE

POUR FAIRE SUITE AU SHODO

 

 

 

 

Seiseki Abe est né en mars 1915 à Osaka, au Japon.

Il a commencé la voie de la calligraphie ou Shodo avec son père professeur des écoles et calligraphe, en 1934 alors qu'il avait 19 ans. En 1948, il devient professeur de shodo à Osaka. Sa maîtrise du shodo se heurta à un point invisible à l’œil nu pour le néophyte mais primordiale dans la progression intérieure, la profondeur du trait. C'est l'une des qualités qui donne vie à une œuvre calligraphique. Elle peut être considérée comme le cœur et l'âme de la calligraphie japonaise.

Cherchant à investir cette profondeur, il rencontra Kenzo Futaki qui explorait la puissance du misogi. C'était un docteur en médecine et un étudiant d'avant-guerre de Morihei Ueshiba. Il rejoignit donc Misogi no Renseikai (Association de Développement du Misogi). Après peu de temps, cela lui permit de changer son attitude et surtout sa perception de sa calligraphie. C'est à cette époque que Futaki Senseï lui a recommandé de se mettre à la pratique de l’aïkido.



En 1952, Bansen Tanaka [1912-1988] a ouvert un dojo d'aïkido à Osaka. Le lendemain de l'ouverture du dojo, Seiseki Abe remarqua le nom de "Tsunemori Ueshiba" sur le panneau de porte. Connaissant Tanaka mais ne sachant pas qu'il pratiquait l'aïkido, il entra et vit O Senseï pour la première fois. Il se présenta comme un étudiant du docteur Futaki et O Senseï s'intéressa à lui et l'accepta comme étudiant. Abe fut frappé par les similitudes de respiration entre aïkido, shodo et misogi.
Il avait déjà remarqué chez son père le va et vient de sa respiration lors du Shodo.Comme Abe Senseï l'a exprimé lors d'une entrevue : '' Même maintenant, je me souviens de la façon éclatante de la respiration de mon père et il m'a fait une très forte impression, pas seulement l'écriture des lettres, mais le pouvoir de la respiration sur les caractères de l'écriture''.

En 1954, Seiseki Abe a accompagné Morihei Senseï à Shingu pour y assister à l’ouverture du dojo de Michio Hikitsuchi. Le séjour dura un mois, et comme Morihei Senseï détestait voir les gens ne rien faire, il demanda à Seiseki Abe d’enseigner la calligraphie entre les cours d’aïkido. Morihei Senseï le regardait enseigner et petit à petit, il s’y intéressa lui-même. Après ce séjour, O Senseï commença a pratiquer la calligraphie avec Abe Senseï.

calligraphie de O Senseï de la collection de Seiseki Abe

Pendant les dix dernières années de sa vie, O Senseï est venu chaque mois habiter chez Abe Senseï et a enseigné l'Aïkido au dojo qu'Abe Senseï avait construit pour lui. O Senseï a reconnu aussi le rapport des arts martiaux et de la calligraphie, il a donc commencé à étudier la calligraphie sous la direction d'Abe Senseï.

Voici un petit extrait :

Avez-vous commencé votre carrière en aïkido en tant qu’uchideshi ?

Oui, d’une certaine manière, mais en fait c’était Morihei Senseï qui venait chez moi - pour pratiquer la calligraphie comme je l’ai dit - plutôt que l’inverse. Cela me mettait dans la situation assez inhabituelle d’être un uchideshi dans ma propre maison ! Nous avions une chambre à l’écart spécialement pour lui et c’est là que nous avons développé notre relation élève-professeur. Néanmoins, c’était vraiment une relation élève-professeur à l’ancienne basée sur l’esprit strict du bushido. La discipline n’était pas imposée, cependant, mais trouvait son origine dans les attitudes et le comportement qu’adopte naturellement tout uchideshi souhaitant servir son professeur. C’est vraiment la seule manière pour réellement saisir et absorber le “kokyu” de votre professeur. Vivre sous le même toit que votre professeur vingt-quatre heures sur vingt-quatre vous donne accès non seulement à ses connaissances techniques, mais aussi à une compréhension de la manière dont il vit et respire, son style de vie et ses rythmes. C’est un moyen de développer et discipliner votre ki, et par la suite de connaître toutes les facettes de votre professeur. Morihei Senseï venait pendant des période de sept à dix jours à la fois, et être aussi proche de son quotidien pendant des périodes si longues était une expérience vraiment incroyable et précieuse.

Par exemple, en préparant le thé, je devais sentir ou estimer sa soif et ajuster la température en conséquence. Ou en préparant son bain, je devais faire très attention à ajuster précisément la température de l’eau - pas simplement en mettant ma main dedans pour tester directement -, mais en prélevant un peu d’eau dans un seau et en me basant là-dessus. Si je mettais ma main directement, ma peau aurait répandu un petit peu d’huile corporelle dans l’eau et d’une manière ou d’une autre, il l’aurait su. En d’autres termes, servir son professeur signifie être attentif et consciencieux et faire les choses proprement et convenablement, sans prendre de raccourcis. Même en dormant dans une pièce adjacente, ma respiration devait s’accorder à la sienne à tout moment. De telles expériences constituent le côté stupéfiant du rôle d’uchideshi.

Après la mort de Ueshiba en 1969, Abe a continué à enseigner à la fois le shodo et l'aïkido à son dojo à Osaka.

 

Seiseki Abe s’éteint le 18 Mai 2011, à l'âge de 96 ans.

 


 

 

 entretien avec Léo Tamaki :

Abe Seïseki 

 

 

 

Entrevue avec Seiseki Abe

par Stanley Pranin

Aïkido Journal #114 (1998)

Traduction française: Damien Gauthier