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20/10/2013

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15/10/2013

Yamada Senseï interview de Léo Tamaki

aikido,montlucon,dojo,arts martiaux asptt

 

Depuis plusieurs années, je regarde souvent le blog de Léo Tamaki "Budo no Nayami". Il y a toujours des articles intéressants, aussi, je vous le conseille.

Il y a quelque temps, j'ai lu l'interview qu'il avait faite de Yamada Senseï ; j'ai ainsi appris que son oncle était  Tadashi Abe, un des premiers uchi deshi à venir en France à la demande d'O SENSEÏ.

Mais ceci n'est rien quant aux réponses parfois surprenantes de ce Maître.

Aussi je vous renvoie sur le lien de l'article afin que vous le lisiez.

11/10/2013

le zen dans l'art chevaleresque du tir à l'arc. E HERRIGEL

 

 

Eugen Herrigel était un professeur de philosophie allemand qui étudia le Kyudo ou l'art japonais du tir à l'arc de 1924 à 1929 pendant qu'il enseignait la philosophie au Japon.


Son Maître fut Awa Kenzo, un très grand maître qui insistait sur le coté spirituel de son Art.

Il écrivit ce petit livre "le zen dans l'art chevaleresque du tir à l'arc" en 1948.

Semblable à tous les DO Japonais, le KYUDO ne consiste pas comme le tir à l'arc sportif d'atteindre uniquement la cible mais à s'atteindre soi-même.

Comme Herrigel le dit : "Ainsi il (l'archer) vise et est la cible, il tire et il est touché tout à la fois ".

Herrigel nous raconte toutes ses années de pratique sous le regard de son maître.


Le grand maître Awa Kenzo (1880 - 1939) a  été aussi un ardent défenseur de l'aspect spirituel de la pratique  du Kyudo.

 

 

 


Maître Awa était le professeur du grand maître Anzawa Heigiro. Maître Anzawa poursuivit l'insistance de son professeur sur le développement spirituel obtenu grâce à la pratique du tir à l'arc.



 

 


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07/10/2013

Ravi Shankar : l'extraordinaire leçon

 

J'ai été touché par cette vidéo, je connaissais depuis longtemps Ravi Shankar, mais cette extraordinaire leçon de musique montre le niveau impressionnant atteint par cet homme.

Une vie dédiée à son Art.

Comme il est dit dans le reportage, malgré le nombre important de spectateurs de la salle Pleyel, on a l'impression d'être dans un cours intime, on oublie la multitude pour savourer pleinement cet instant. La musique indienne se transmet de manière orale, au quotidien en vivant avec son maître.

Même parallèle que les Uchi Deshi, afin de pouvoir atteindre la racine de la transmission.

Au cours de sa longue carrière, ses principaux accompagnateurs aux tablâs ont été : Chatur Lal, Alla Rakha et Kumar Bose.

Dans les années 1980, son fils, Shubbo Shankar, vient souvent l'accompagner.

Ici accompagné de sa fille et élève, Anoushka Shankar, et Tanmoy Bose,Ravichandra Kulur,Sanjeev K.Shankar,Sanjay Sharma,Kenji Ota .

 


06/10/2013

stage michel laurent du 06/10/2013

Comme prévu, Michel est venu ce dimanche animer un stage à Commentry.

Comme d'habitude, l'accueil était au rendez-vous.

Dès l'arrivée, le café et les confections maison de Catherine nous ont mis sous le signe de la convivialité, d'autant plus que trois fédérations étaient représentées : nos amis de la FFAB, la FFAAA et l'UFOLEP avec Michel venu avec Fred, un pratiquant de Riom.

Une déclinaison de différentes entrées sur shomen en relation avec le travail d'uke, le travail de enka ont permis à chacun d'affiner sa perception de l'échange. Trois heures de pratique et pourtant la fin a été si proche.

Je connais Michel depuis plus de trente ans et j'apprécie de plus en plus son travail, sa relation à l'autre dans la pratique, sa générosité en tant que uke, son engagement humain avec chacun, sans calcul.

Son travail en Aïkido vaut d'être connu et reconnu. Je vous invite donc la prochaine fois à venir pratiquer avec lui et à vous faire votre propre opinion.

Merci d'être venu, Michel !

 

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autre lien sur le blog de Commentry pour voir l'album photos ET ICI LE BLOG

23:51 Publié dans Blog, stages | Lien permanent |  Imprimer |  Facebook |

04/10/2013

Vue Juste,Vues Erronées.par Sogyal Rinpoché

 

suite de l'histoire du 30/09 ou plutôt explication

 

Pour expliquer un peu plus et aller au-delà des apparences, je vous conseille de lire cette article écrit par Sogyal Rinpoché, un maître bouddhiste tibétain de la tradition nyingmapa .

 

par sogyal rinpoché

Pourquoi nous attachons-nous à nos présomptions et à nos croyances au point de passer à côté de la vérité et de demeurer dans l'ignorance de la réalité, comme ce père dans l'histoire du Bouddha ?

Dans les enseignements bouddhistes, il est dit : " Une seule base, deux chemins. "

Cela signifie que, bien que la "base" de notre nature originelle soit la même que celle des bouddhas, ceux-ci reconnaissent leur nature fondamentale, atteignent l'éveil et suivent un chemin ; quant à nous, ne la reconnaissant pas, nous tombons dans la confusion et prenons un autre chemin. Dans notre échec à reconnaître notre nature originelle, dans le désert de cette inconscience, nous inventons et construisons de toutes pièces une réalité sur mesure. A partir d'une vue erronée, nous bâtissons une vue personnelle qui façonne toute notre vie et colore toutes nos perceptions. Selon le Bouddha, les vues erronées sont les pires des actions néfastes du corps, de la parole et de l'esprit, et elles en sont aussi la source. Elles nous tiennent enfermés perpétuellement dans le cycle de la souffrance qu'on appelle samsara.

Dans son tout premier enseignement, le Bouddha a révélé que la cause fondamentale de la souffrance est l'ignorance. Mais cette ignorance, quelle est-elle exactement ? Et comment se manifeste-t-elle ? Prenons un exemple dans notre vie quotidienne.  Pensez à ces personnes dotées d'une intelligence particulièrement brillante - nous en connaissons tous. N'est-il pas surprenant de constater qu'au lieu de les aider, comme on pourrait s'y attendre, cette intelligence semble les faire souffrir davantage ? En fait, c'est un peu comme si cette brillante intelligence était la cause directe de leur souffrance.

Ce qui se produit est très clair : cette intelligence qui est la nôtre est sous l'emprise de l'ignorance qui la retient en otage et l'utilise en toute liberté à ses propres fins. C'est ainsi que nous pouvons être extraordinairement intelligents et, en même temps, avoir cependant complètement tort. C'est ainsi que nous pouvons, avec une certitude absolue, tenir pour vrai quelque chose de faux, et traverser de ce fait les souffrances les plus effroyables sans même nous en rendre compte. L'un des aspects les plus déchirants de notre vie est certainement notre incapacité à reconnaître la cause de notre souffrance. N'est-il pas curieux de voir l'ignorance à l'œuvre ? Mais ce manque de conscience claire n'est autre que l'ignorance, justement - marigpa, en tibétain.

La pire des erreurs est de croire que l'ignorance est apathique et stupide, passive et dépourvue d'intelligence. Au contraire, elle est astucieuse et rusée, variée et ingénieuse dans les jeux de la tromperie. C'est dans nos vues erronées et nos ardentes convictions que nous trouvons, comme l'a dit le Bouddha, l'une de ses plus profondes et dangereuses manifestations :

" Qu'avez-vous à craindre de l'éléphant sauvage,
Qui ne peut que blesser votre corps, ici et maintenant,
Quand l'influence des gens mal avisés et des vues erronées
Non seulement détruit le mérite que vous avez accumulé dans le passé,
Mais bloque également le chemin de votre libération dans l'avenir ? "

La plupart du temps, nous utilisons notre intelligence pour nous conforter dans nos vues erronées et échafauder un système de défense soigneusement gardé, un système inexpugnable. Lorsque des doutes s'élèvent, nous trouvons partout des alliés pour les renforcer. Nous érigeons au-dessus de nous une "coupole de doute" protectrice qui doit être parfaitement étanche afin qu'aucune brèche ne laisse la compréhension s'infiltrer.

Les vues erronées et les fausses convictions peuvent être les plus dévastatrices de nos illusions. Adolf Hitler et Pol Pot étaient sans doute, eux aussi, convaincus qu'ils avaient raison ! Chacun d'entre nous possède, comme eux, cette tendance dangereuse à se forger des convictions, à y croire sans les remettre en question et à agir en leur nom, attirant ainsi la souffrance non seulement sur nous-mêmes, mais aussi sur ceux qui nous entourent.

Le cœur de l'enseignement du Bouddha consiste, au contraire, à voir "l'état réel des choses" : on appelle cela la Vue juste. La Vue juste est une vue qui embrasse tout, car le rôle des enseignements spirituels est d'offrir une vision complète de la nature de l'esprit et de la réalité. Il est dit que les enseignements produisent deux effets : premièrement éliminer l'ego et deuxièmement, développer la sagesse du discernement, la connaissance de ce qui est juste et adéquat. C'est pourquoi il est absolument indispensable d'acquérir une solide compréhension des notions de base des enseignements. Cela seul apportera un souffle de bon sens et de sagesse dans notre confusion, et parviendra à dissiper la souffrance causée par les vues erronées.

Bien entendu chacun est différent : certains ont besoin de plus de temps que d'autres pour entendre véritablement l'enseignement, pour que quelque chose se produise au plus profond de leur cœur et de leur esprit. Mais, lorsque cela se produit, vous faîtes vraiment l'expérience d'une Vue. Alors, quelles que soient les difficultés que vous ayez à affronter, vous y ferez face avec sérénité, stabilité et compréhension,  et vous découvrirez en vous un mécanisme interne à l'œuvre - un "transformateur intérieur" pour ainsi dire - qui vous protègera des vues erronées dont vous pourriez être la proie. Dans cette vue, vous aurez découvert le "guide de sagesse" qui est en vous, toujours prêt à vous conseiller, à vous soutenir et à vous rappeler la vérité. La confusion s'élèvera toujours, ce qui est bien normal, mais vous constaterez une différence capitale : vous ne vous y attacherez plus aveuglément et de façon obsessionnelle, vous la regarderez avec humour, perspective et compassion.

Examinons maintenant les vues erronées de manière plus approfondie. En fait, beaucoup de gens ne possèdent pas cette base solide dans les enseignements, sans laquelle nous pouvons aisément nous laisser persuader de presque n'importe quoi. Une fois convaincu de la véracité d'une chose fausse, nous ne cessons d'alimenter nuit et jour nos convictions erronées de doutes, de déformations et d'idées fausses, pour nous prouver sans arrêt que nous avons raison. Chaque fois que nous ne comprenons pas quelque chose, ou que nous sommes dans un état d'esprit négatif, nous tentons de trouver des raisons pour justifier notre confusion et notre négativité. Comme un avocat qui a perdu la raison, nous ressassons de façon obsessionnelle nos arguments pour faire pencher la balance en notre faveur, en supprimant toute autre explication...  et surtout la vérité.

Bientôt nous ne fréquentons plus que les gens qui alimentent nos convictions erronées. Car bien que nous paraissions ouverts, nous ne pouvons pas nous permettre de prendre le risque d'être exposés à d'autres points de vue, et de toute façon, notre fierté nous empêcherait d'admettre que nous puissions être dans l'erreur. Notre mémoire devient sélective, ne choisissant parmi les souvenirs que la tristesse, la douleur et la confusion, et effaçant tout ce qui serait enrichissant ou constructif, ou qui pourrait nous conduire au bonheur ou à la vérité.

A ce stade, nos vues et nos convictions erronées ont acquis un pouvoir et une énergie propres, et nous avons perdu la capacité de reconnaître la vérité, même si elle nous regarde dans les yeux ou si elle frappe à notre porte. Nous sommes enfermés dans un cycle sans fin d'autodestruction, rejetant et détruisant systématiquement tout ce qui est positif ou présente un réel intérêt, car cela compromettrait le fragile édifice bâti par l'ignorance et l'ego. Combien d'entre nous tournent ainsi le dos toute leur vie aux occasions les plus précieuses qui peuvent se présenter au cours d'une existence, niant tout ce qui est bon et utile et préférant tout ce qui est destructeur et néfaste, et attirant ainsi la souffrance comme un aimant ? Enfermés dans la prison que nous avons nous-mêmes créée, nous ne pouvons que nous plaindre de notre impuissance et de l'abandon où nous sommes, rejetant le blâme sur les circonstances, la vie ou les autres.

Pourquoi les choses se passent-elles ainsi ? La question est très complexe et les raisons nombreuses. Bien sûr, cela peut être le souvenir lointain d'une expérience traumatisante de notre enfance, à demi enfouie, qui émerge soudain, se mêle et se confond avec la réalité présente. Ou bien, sans raison apparente, nous nous trouvons abruptement aux prises avec une crise psychologique apparemment dénuée de toute logique. Il arrive aussi que découvrant la vérité sur nous-mêmes, soudainement reflétée par le maître ou les enseignements, il nous est tout simplement trop difficile de l'affronter, trop terrifiant de la reconnaître, trop douloureux de l'accepter comme étant notre propre réalité. Cette vérité, nous la nions, nous la rejetons dans une tentative absurde et désespérée de nous défendre de nous-mêmes, de nous défendre de la vérité de ce que nous sommes vraiment. Lorsque ces révélations sur nous-mêmes sont trop fortes ou trop difficiles à accepter, par arrogance et vanité, nous refusons de les reconnaître et les projetons sur le monde qui nous entoure - de préférence ceux qui nous soutiennent et nous aiment le plus : le maître, les enseignements, nos parents ou notre meilleur ami.

Comment parvenir à enfoncer le solide bouclier qui constitue ce système de défense ? La meilleure solution est de reconnaître par nous-mêmes que nous nous laissons abuser par nos propres illusions. J'ai constaté comment, pour de nombreuses personnes,  un aperçu de la vérité, de la vue juste, peut faire s'effondrer instantanément l'incroyable édifice des vues erronées fabriquées par l'ignorance.

Cela est cependant très, très difficile. Plus nous nous réfugions à l'abri de nos vues erronées, moins nous laissons de chance à une transformation de se produire. Nous sommes parfois tellement bloqués dans nos petits mondes personnels de souffrance émotionnelle et psychologique que, même si nous nous tournons vers la spiritualité ou la thérapie, celles-ci, au lieu de nous apporter la liberté et la purification, se trouvent neutralisées, embrigadées par l'ignorance et finissent par devenir des armes que nous retournons contre nous. Si nous admettons qu'elles sont "utiles", ce n'est que dans la mesure où elles nous "aident" à reproduire et à prolonger les scénarios de nos illusions. Mais elles ne peuvent véritablement nous aider que si nous reconnaissons ou admettons que nous faisons fausse route.

En suivant les enseignements et en pratiquant, nous allons inévitablement découvrir certaines évidences qui nous concernent : les pièges où nous tombons toujours ; nos stratégies et nos scénarios habituels, héritage de notre karma négatif, qui se répètent et se renforcent indéfiniment ; nos façons si personnelles de voir les choses, ces explications éculées, rebattues et tout à fait erronées sur nous-mêmes et le monde, que nous tenons pour authentiques et qui, de ce fait, déforment notre vision de la réalité. Si nous persévérons sur le chemin spirituel et que nous nous observons avec honnêteté, peu à peu va se faire jour en nous le fait que toutes nos perceptions ne sont qu'un tissu d'illusions. Le simple fait de reconnaître notre confusion, même si nous sommes incapables de l'accepter complètement, peut apporter une lueur de compréhension et déclencher en nous un processus nouveau, un processus de guérison.

Notre esprit peut être merveilleux, mais il peut être aussi notre pire ennemi. Il nous cause tant de problèmes. Parfois, j'aimerais que l'esprit soit comme un dentier qu'on pourrait ôter et poser la nuit sur sa table de chevet. Cela nous permettrait au moins de nous reposer de ses mauvais tours. Mais voilà, nous sommes tellement à la merci de notre esprit, que même si les enseignements touchent en nous une corde sensible et nous émeuvent au-delà de toute expérience, nous refusons d'aller de l'avant, retenus par quelque inexplicable attitude soupçonneuse, profondément enracinée. A un moment donné, il nous faut pourtant mettre un terme à ce manque de confiance. Il nous faut abandonner doutes et soupçons qui sont censés nous protéger, mais qui sont totalement inefficaces et finissent par nous apporter davantage de souffrance, cette souffrance dont ils étaient supposés nous défendre.

Lorsque nous nous sentons dans un état d'esprit négatif, il est bien plus naturel de douter que de croire. D'un point de vue bouddhiste, le doute est le signe d'un manque de compréhension et d'éducation spirituelle ; mais le doute est aussi considéré comme un catalyseur dans le processus de maturation de la foi. C'est lorsque nous faisons face au doute et aux difficultés que nous découvrons si notre foi est une foi simpliste, pieuse et conceptuelle, ou si elle est forte, stable et ancrée dans une profonde compréhension du cœur. Si vous avez la foi, tôt ou tard, elle sera mise à l'épreuve ; mais quel que soit le défi, qu'il vienne de vous ou de l'extérieur, il fait simplement partie du processus de la foi et du doute.

Imaginez que vous ne vous soyez jamais lavé de votre vie et que vous décidiez un beau jour de prendre une douche. Vous commencez par bien vous frotter et vous voyez avec horreur la saleté sortir par tous les pores de votre peau et couler sur tout votre corps. Quelque chose ne va pas ! Vous étiez censé devenir propre, mais tout ce que vous voyez, c'est la crasse ! Vous paniquez et sortez précipitamment de la douche, convaincu que vous n'auriez jamais dû y entrer. Mais tout ce que vous aurez obtenu, c'est d'être encore plus sale qu'avant. Vous ne pouvez pas savoir que le plus sage est de s'armer de patience et de terminer sa douche. Pendant un moment, vous aurez l'impression de devenir encore plus sale, mais si vous continuez à vous laver, vous allez en ressortir frais et propre. C'est tout un processus qui est en jeu, le processus de purification.

De la même façon, lorsque de menus obstacles se manifestent sur la voie spirituelle, un bon pratiquant ne perd pas la foi et ne se met pas à douter, car il possède le discernement qui permet de reconnaître toutes les difficultés pour ce qu'elles sont, c'est à dire de simples obstacles, rien de plus. Il est dans la nature des choses qu'un obstacle, une fois reconnu pour ce qu'il est, cesse par là d'en être un. Mais si on ne reconnaît pas un obstacle tel qu'il est, on le prend au sérieux, ce qui lui donne force et solidité, et en fait ainsi un blocage réel.

Quel que soit le doute qui s'élève, regardez-le simplement comme un obstacle, reconnaissez en lui la manifestation d'une compréhension qui a besoin d'être clarifiée et débloquée : sachez qu'il ne s'agit pas là d'un problème fondamental, mais simplement d'une étape dans le processus de purification et d'apprentissage. Laissez le processus se poursuivre et parvenir à son terme sans jamais perdre confiance ni détermination. Telle est la voie suivie par les grands pratiquants du passé, qui avaient l'habitude de dire : "Il n'est pas de meilleure armure que la persévérance."

Les enseignements nous apprennent ce qu'il nous faut réaliser, mais nous devons aussi suivre notre propre cheminement afin de parvenir à une réalisation qui nous soit personnelle. Ce cheminement peut nous faire traverser toutes sortes de souffrances, de difficultés et de doutes, qui vont devenir nos plus grands maîtres. Ainsi allons-nous apprendre l'humilité nécessaire pour reconnaître nos limites ; ainsi allons-nous découvrir la force intérieure et le courage dont nous avons besoin pour renoncer à nos vieilles habitudes et à nos idées préconçues, et nous ouvrir à la vision plus vaste de la véritable liberté que nous offrent les enseignements spirituels.

Il nous faut donc constamment apprécier à sa juste valeur l'œuvre subtile de l'enseignement et de la pratique, et persévérer calmement et patiemment, même si aucun changement extraordinaire ou spectaculaire ne se produit. L'important, c'est de manifester à l'égard de soi-même habileté et douceur, ne pas se laisser aller au découragement, ne pas renoncer, mais faire confiance à la voie spirituelle, tout en sachant qu'elle possède ses lois et sa dynamique propres.

Plus que tout, il nous faut nourrir notre vrai soi -ce que nous pourrions appeler notre nature de bouddha : en effet, nous commettons bien souvent l'erreur fatale de nous identifier à notre confusion, et de l'utiliser ensuite pour nous juger, nous condamner, et alimenter ainsi ce manque d'amour de soi dont tant d'entre nous souffrent de nos jours. Il est essentiel de résister à la tentation de porter un jugement sur nous-mêmes et sur les enseignements ; nous devons plutôt percevoir notre situation avec humour et réaliser qu'en ce moment, c'est un peu comme si de nombreuses personnes cohabitaient en nous. Et il est encourageant de constater que si en un sens, nous avons tous apporter nos énormes problèmes sur la voie spirituelle, ce sont peut-être eux en fait qui nous ont conduits à découvrir les enseignements  et d'un autre point de vue, ces problèmes ne sont finalement pas aussi réels, solides et insurmontables que nous le croyions.

Pour continuer d'avancer sur la voie spirituelle, il nous faut relever de nombreux défis et nous avons beaucoup à apprendre. Nous devons découvrir comment déjouer les obstacles et les difficultés ; comment traiter les doutes et démasquer les vues erronées ; comment trouver l'inspiration quand nous nous y sentons le moins disposés ; comment nous comprendre à travers nos états d'âme ; comment travailler véritablement avec les enseignements et les pratiques et les intégrer dans notre vie quotidienne ; comment susciter la compassion et la mettre en pratique ; et comment transformer notre souffrance et nos émotions.

Sur la voie spirituelle, nous avons tous besoin du soutien et des bonnes fondations que donne la connaissance véritable des enseignements, et l'on ne saurait trop insister sur ce point. En effet, plus nous étudierons et pratiquerons, plus le discernement, la clarté et une vision profonde s'exprimeront en nous. Alors, quand la vérité viendra frapper à notre porte, nous la reconnaîtrons avec certitude et nous lui ouvrirons avec joie, car nous aurons deviné qu'elle pourrait bien être... la vérité de ce que nous sommes vraiment.

Tiré de "The Future of Buddhism" de Sogyal Rinpoché, avec l'aimable autorisation de Rider Books, Ebury press ; édition française : "L'Avenir du Bouddhisme", éditions de la Table Ronde, Paris 2003.

 

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03/10/2013

Samouraïs (suite)

 

 

 

Quelques photos de Samouraïs d'époque fin du 19° siècle, ceci dans la suite des reportages...



 Samuraï Photographs of the Nineteenth Century


 

 

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photos tirées de ce lien


 

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01/10/2013

51st All Japan Aikido Demonstration 2013

 

La 51st All Japan Aikido Demonstration 2013 est une manifestation nationale de l'Aïkikaï.

Elle a lieu chaque année au Nippon Budokan à Tokyo au Japon.

Succession de démonstrations aussi bien de grands senseïs que de pratiquants moins expérimentés et jusqu'aux débutants. Les démonstrations durent trois minutes sauf les prestations du Doshu, Waka Senseï et Tada Senseï. Un coup sur un grand tambour donne le signal de début et de fin de chaque prestation. Les démonstrations ont lieu simultanément sur cinq grands tatamis. Plus de 8 000 pratiquants participent et il y a plus de 10 000 spectateurs.

 

 


 Kobayashi Yasuo Shihan  ,M itsuteru Ueshiba waka sensei

Endo Seishiro Shihan , Yasuno Masatoshi Shihan , Tada Hiroshi Shihan , Ueshiba Moriteru Doshu

 


 


 


 


 


 


 

 

 

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30/09/2013

Vue juste, vues erronées

 

 

Vue juste, vues erronées

 

Histoire tirée de View, le journal de RigpaSogyal Rinpoché

 

Un jour, le Bouddha conta l'histoire d'un jeune marchand, marié à une très belle femme et père d'un petit garçon.

Or sa femme vint à tomber malade et mourut ; l'homme reporta alors toute son affection sur l'enfant, qui devint son unique source de bonheur et de joie.

Un jour que ses affaires l'avaient éloigné de chez lui, une bande de brigands mit le village à feu et à sang et enleva son fils alors âgé de cinq ans. A son retour, il fut anéanti par un immense chagrin devant le désastre survenu en son absence. Dans les décombres, il découvrit les restes calcinés d'un petit enfant que, dans son désespoir, il prit pour le cadavre de son fils. S'arrachant les cheveux, se frappant la poitrine, il pleurait sans pouvoir surmonter sa douleur. Finalement, il procéda à la cérémonie de crémation et recueillit les cendres dans une petite bourse de soie précieuse. Qu'il travaillât, dormît ou mangeât, il portait constamment les cendres sur lui. Souvent, s'asseyant à l'écart, il pleurait des heures durant.

Un jour, son fils parvint à s'échapper et retrouva le chemin du village. Il était minuit lorsqu'il atteignit la maison de son père et frappa à la porte.

L'homme était couché et sanglotait, le sac de cendres à ses côtés. " Qui est là ? " demanda-t-il. L'enfant répondit : " C'est moi, papa, c'est ton fils. Ouvre la porte. " Dans son angoisse et sa confusion, le père pensa qu'un mauvais plaisant lui jouait un tour cruel. " Va-t'en, cria-t-il, laisse-moi tranquille ! " Puis il se remit à pleurer. A plusieurs reprises, le garçon frappa à la porte, mais le père persista dans son refus de le laisser entrer. Finalement, l'enfant fit demi-tour et s'éloigna lentement. Père et fils ne se revirent jamais.

 

A la fin de l'histoire, le Bouddha ajouta : " Parfois, dans un certain contexte, vous prenez quelque chose pour la vérité. Si vous vous attachez obstinément à cette opinion, la vérité viendrait-elle en personne frapper à votre porte, vous ne lui ouvririez pas. "

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29/09/2013

JONATHAN LIVINGSTON LE GOELAND.....Richard Bach

 

Pourquoi parler de ce livre qui date de 1973 pour la version française ?

 

Simplement parce qu'il est une ode de la quête d'absolu.

N'est-ce pas de même pour notre discipline qu'est l'Aïkido ?

Ce  petit livre qui se lit en même pas une heure raconte la vie de Jonathan, un goéland, qui ne veut pas se contenter de manger, de ne prendre les airs que pour se nourrir mais qui veut par dessus tout parfaire sa science du vol. Ce qui le met en marge de son clan. Continuer à vivre pleinement son envie de trouver les limites et les dépasser, afin de parvenir à la perfection du geste (tiens ! Cela nous dit quelque chose !).

Durant sa quête il rencontrera Sullivan, son instructeur et ami qui l'aidera dans sa progression sur la voie du vol mais aussi son maître, Chiang, qui lui enseignera à voler par la pensée, le vol instantané mais surtout à aimer ses semblables.

 

De la même ampleur que le petit prince d'Antoine de Saint-Exupéry  et l'alchimiste de Paulo Coelho.

 

"Exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être, et le Paradis n'est pas un lieu où tu peux te rendre, non le Paradis, c'est la perfection en toute chose." Richard Bach

 

quelques extraits significatifs pour notre pratique:

« Mille années durant, nous avons joué des ailes et du bec pour ramasser des têtes de poisson, mais désormais nous avons une raison de vivre : apprendre, découvrir, être libres ! »


« Pour la plupart nous progressons si lentement ! Nous passons d'un monde dans un autre qui lui est identique, oubliant sur le champ d'où nous venons, peu soucieux de comprendre vers quoi nous sommes conduits, ne vivant que pour l'instant présent. As-tu idée du nombre de vies qu'il nous aura fallu vivre avant de soupçonner qu'il puisse y avoir mieux à faire dans l'existence que manger, ou se battre, ou bien conquérir le pouvoir aux dépens de la communauté ? Mille vies, Jon, dix mille ! Et cent autres vies avant que nous ne commencions à comprendre qu'il existe une chose qui se nomme perfection, et cent autres encore pour admettre que notre seule raison de vivre est de dégager cette perfection et de la proclamer.»


« N'apprenons rien et le prochain monde sera identique, avec les mêmes poids morts à soulever, les mêmes interdits à combattre...»


« Le paradis n'est pas un espace et ce n'est pas non plus une durée de temps. Le paradis, c'est simplement d'être soi-même parfait.»

« Pour voler à la vitesse de la pensée vers tout lieu existant, il te faut commencer par être convaincu que tu es déjà arrivé à destination...»

« Selon Chiang, la bonne méthode pour Jonathan consistait à cesser de se considérer lui-même comme pris au piège d'un corps limité par les trois dimensions... Le secret de Chiang ne pouvait résider que dans la conviction absolue que son être, aussi parfait qu'un nombre imaginé et pas encore transcrit en chiffres, était partout dans la durée et dans l'espace. »


« C'est alors que tu seras prêt à entreprendre le plus difficile, le plus puissant, le plus merveilleux de tous les exercices. Tu seras prêt à prendre ton vol pour aller là-haut connaitre le sens de la bonté et de l'amour...»


« Tu n’aimes ni la haine, ni le mal, c’est évident. Il faut t’efforcer à voir le Goéland véritable – celui qui est bon – en chacun de tes semblables et à les aider à le découvrir en eux-mêmes. »

 

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